Droit de réponse ou intimidation ? Quand l’avocat de Maître Mahasti Razavi subodore … sans contester les faits

 Droit de réponse ou intimidation ? Quand l’avocat de Maître Mahasti Razavi subodore … sans contester les faits



Dans le cadre de notre enquête sur la location d’un logement insalubre à une personne handicapée et victime de discrimination, Maître Mahasti Razavi, la patronne multimillionnaire de notre ancien Premier Ministre Bernard Cazeneuve, a exercé son droit de réponse par l’intermédiaire de son avocat, Maître Marc Desmichelle.

Oui en effet, Maître Razavi est très courageuse !


Et que nous apprend cette réaction ? Absolument rien sur les faits eux-mêmes. Ni l’avocat, ni Maître Razavi ne contestent la vérité des preuves que nous avons publiées : le rapport de l’Agence Régionale de Santé constatant l’insalubrité du logement, et les courriers envoyés par le locataire en recommandé depuis 2018. Les documents sont exacts ; les faits sont avérés.


L’intimidation plutôt que la contestation


Le droit de réponse de Maître Razavi se concentre uniquement sur le ton et la présentation de l’article. Dans ses messages, l’avocat reproche de ne pas l’avoir appelé pour “rectifier l’approche” et met en garde contre d’éventuelles “conséquences légales”. Une manière claire d’envoyer un message : la rédactrice doit se plier à l’image que nous voulons projeter...


Mais le plus révélateur reste : aucun chiffre n’est contesté, aucun rapport n’est remis en cause. Tout est exact. L’avocat et sa cliente se contentent de tenter de contrôler la narration, laissant les faits eux-mêmes intacts.


Les faits suffisent à démontrer la cruauté.

Novembre 2018, une personne handicapée à la peau noire se voit proposer un logement de 7 m², insalubre, dangereux et minuscule. La propriétaire, Maître Razavi, refuse toute réparation malgré le constat officiel, rit face aux demandes de réparation et méprise la loi sur l’encadrement des loyers. L’injustice est flagrante, la cruauté est documentée.


Le droit de réponse confirme, par l’absence de contestation, la véracité de l’enquête : les faits sont là, et ils sont indéniables. Ce que certains cherchent à protéger, ce n’est pas la vérité, mais l’image d’une propriétaire puissante.


Par conséquent, le droit de réponse existe pour corriger les inexactitudes. Quand les inexactitudes n’existent pas, il se transforme en outil d’intimidation. Ici, ni l’avocat ni Maître Razavi ne peuvent nier les faits ; ils n’essaient que de contrôler la perception et de menacer.


Toutefois, notre article reste inchangé, nos preuves sont solides, et le droit de réponse, en réalité, ne fait que confirmer tacitement la réalité de l’affaire. Les lecteurs jugeront de la cruauté et de l’exploitation humaine présumée exposées dans cette enquête.


Constance Bourgeois.


August Debouzy Mahasti Razavi Bernard Cazeneuve

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