Hayange : l’inoxydable cauchemar du RN en campagne permanente
Hayange : l’inoxydable cauchemar du RN en campagne permanente
Ah, Hayange… cette petite ville industrielle de Moselle, jadis fière de ses hauts-fourneaux et de ses ouvriers, est devenue le terrain de jeu permanent d’un homme que l’on pourrait qualifier de phénomène, si l’on voulait être charitable.
Fabien Engelmann. Maire RN d'Hayange. Mais pour combien de temps ? Apparemment, pour très longtemps, tant il semble immunisé contre le ridicule et le bon sens.
Qu’on se le dise, l’homme est un maître dans l’art de transformer le quotidien de ses administrés en un feuilleton grotesque. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, si ce n’est chaque jour apporte son lot de polémiques
La dernière en date ? Une fête du cochon, orchestrée par ses soins, où l’on décide d’imposer la fermeture d’une boucherie halal. Subtile, non ?
Une façon de rappeler que dans sa ville, l'idéologie politique s'immisce jusque dans votre assiette... ni juive ni musulmane.
L’élégance et la nuance ont quitté Hayange depuis bien longtemp mais Engelmann n’est pas seulement un faiseur de polémiques culinaires. Non, il excelle dans l’art des dossiers judiciaires aux relents de favoritisme et de marchés publics douteux,
Une spécialité qu’il cultive depuis sa mise en examen qui remonte à 2017 ! Mais rassurez-vous : cela ne semble pas l’inquiéter. Pourquoi s’inquiéter quand on a réussi à transformer chaque critique en argument de campagne gagnante ?
Et maintenant, il se prépare à 2026. La perspective de le voir briguer un nouveau mandat fait froid dans le dos. Car Engelmann n’est pas simplement un candidat : c’est un symbole.
Celui d’une droite extrême qui s’invite dans les plus petites communes, qui banalise l’intolérance et politise jusqu’aux traditions locales. Chaque décision (crèche de Noël incluse, fêtes populaires, subventions aux associations )devient une tribune pour imposer son idéologie funeste et tester la patience de ses administrés.
Il est là, indéboulonnable, à distribuer ses provocations comme d’autres distribuent des tracts électoraux. Mais derrière le spectacle, derrière le carnaval d’indignations orchestré par le maire, se cache une vérité plus dure.
une ville où la culture, la solidarité et la diversité sont instrumentalisées pour servir un projet politique délétère ; où les opposants sont vilipendés, où la démocratie locale s’érode doucement,
Sous le vernis crasse de la normalité d'apparat, le RN salué et promu par l'ancien détenu Sarkozy, demeure par son essence en totale opposition, avec les valeurs républicaines françaises édictées par notre constitution.
Rachel Cohen

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