À Marseille les valeurs républicaines au coeur du débat

À Marseille, les valeurs républicaines au cœur des débats

Je suis étudiant en journalisme. Je n'ai pas le talent de Constance Bourgeois, ma patronne, rédactrice en chef de notre réseau national d'associations fédérales de défense des droits. "La ligue de défense des valeurs républicaines" 

Mais j'apprends à décrypter l’actualité, dont certaines scènes m’interpellent plus que d’autres. À Marseille ces dernières semaines, la politique locale n’est plus seulement une série de rendez-vous électoraux.

Elle soulève une question que beaucoup évoquent dans la rue, dans les cafés ou sur les réseaux sociaux. A quoi sert encore la la République ?

À quelques mois des municipales de mars 2026, la tension est palpable. D’un côté, des élus et citoyens s’inquiètent de la montée de l’insécurité, du narcotrafic et de la défiance envers les institutions.

 De l’autre, des manifestations rassemblent des milliers d’habitants qui réclament non seulement plus de sécurité, mais aussi une République qui protège les plus fragiles et respecte l’égalité réelle entre tous les quartiers de la ville.

À Marseille, la liberté de s’exprimer ne manque pas. On voit souvent des cortèges où se mêlent générations, syndicats, jeunes engagés et retraités, souhaitant tous que la politique reflète nos valeurs républicaines ; pas seulement des slogans.

Mais ces mobilisations montrent aussi un malaise. Quand les habitants parlent de fraternité, ils ne parlent pas d’un mot sur un fronton, mais d’un vivre-ensemble concret (dans les transports, à l’école, dans les quartiers populaires).

 Et quand ils parlent d’égalité, ils parlent d’accès aux services publics et d’opportunités pour tous, pas seulement pour certains.

À Marseille aujourd’hui, le débat politique n’est plus abstrait. Il est vivant, bruyant et exigeant. Et même si beaucoup s’accordent à critiquer l’action du gouvernement ou des élus locaux, ce n’est pas par rejet de la République ; c’est parce qu’ils l’aiment et qu’ils veulent qu’elle tienne ses promesses.

Peut-être que mon regard est encore celui d’un étudiant un peu idéaliste. Mais quand je vois ces discussions, ces manifestations, ces débats dans les cafés ou sur les places, une chose est claire à Marseille, 

Les valeurs républicaines ne sont pas simplement rappelées, elles sont réinterrogées, revendiquées et vivement débattues. Et c’est peut-être ça, finalement, l’esprit républicain aujourd’hui.

Cyril Collignon 


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