Agression d’un journaliste : une atteinte inacceptable aux valeurs républicaines françaises.

 


Agression d’un journaliste : une atteinte inacceptable aux valeurs républicaines françaises.

Il y a des faits qui, portent en eux une gravité nationale et banalisée.. L’agression récente d’un journaliste en mission d’information, dans le cadre d’un scrutin municipal, en fait partie.

Qu’un professionnel de la presse, présent pour rendre compte du déroulement démocratique d’un vote, soit empêché d’exercer, insulté et physiquement pris à partie, constitue une dérive profonde. 

Ce n’est pas seulement un individu qui est visé, c’est la fonction même d’informer, c’est le droit du public à savoir, c’est la transparence du processus démocratique qui sont attaqués.

La ligue de Défense des Valeurs Républicaines du Grand Sud-Ouest à Biarritz ainsi que le siège fédéral parisien de la LDVR, ne sauraient accepter cette injustice. 

Dans une République digne de ce nom, le journaliste n’est ni un intrus ni un adversaire. Il est un témoin. Un relais, qui certe devrait se montrer impartial, mais demeure malgré tout, un relais entre les institutions et les citoyens.

Empêcher un journaliste, quel qu'il soit, d’entrer dans un bureau de dépouillement, le bousculer, le faire taire, c’est vouloir soustraire l’action publique au regard collectif. C’est, en somme, tenter d’installer l’ombre là où la lumière doit être totale.

Certains diront qu’il s’agit d’un incident isolé, d’un débordement ponctuel. Mais l’histoire nous enseigne que les atteintes à la liberté de la presse commencent toujours par des actes que l’on minimise. 

Or, banaliser ce type de comportement reviendrait à accepter que, progressivement, l’information devienne une activité sous contrainte, soumise à la pression, voire à la peur.

Il est impératif de rappeler avec force que la liberté de la presse n’est pas une option. Elle est un pilier. Elle ne se négocie pas au gré des tensions locales ou des susceptibilités individuelles. Elle s’impose à tous, élus comme citoyens.

Face à cette agression, la réponse doit être claire : condamnation ferme, poursuites effectives, et réaffirmation publique du rôle essentiel des journalistes. Il en va de la crédibilité de nos institutions et de la confiance des citoyens dans le fonctionnement démocratique.

Car une démocratie où l’on empêche d’informer equi tolère l’intimidation de ses journalistes n'est ni plus ni moins qu'une démocratie qui prend le risque de se renier elle-même.

Respect à tous les journalistes, rédacteurs, éditorialistes et autres conteur de la vie publique et/ou de nos confessions les plus intimes...


Constance Bourgeois 

Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines

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