La ligue de Défense des Valeurs Républicaines interpelle Laurent Guimier et Sibyle Veil de Radio France

Le réseau national de de défense des droits, La ligue de Défense des Valeurs Républicaines interpelle Laurent Guimier et  Sibyle Veil de Radio France, ainsi que Benoît Piquard du journal Le Monde, sur le traitement médiatique des actions judiciaires de la LDVR 



La Ligue de défense des valeurs républicaines a obtenu une sanction de l’ARCOM contre CNews et déplore l’absence de couverture par plusieurs grands médias, dont le service public et la presse nationale.

Une double interpellation des acteurs majeurs de l’information  a récemment été adressé par voie officielle à des responsables médiatiques de premier plan, dans le paysage médiatique français.

D’un côté, l’association a sollicité Laurent Guimier, directeur du réseau « Ici » de Radio France. Sibyle Veil patronne de radio France, Agnès Vaharmian directrice de l'information de radio France.

Néanmoins, une anecdote suffisamment rare doit vous être signalée, le Président fédéral de la LDVR est un ami de longue date de Mathieu Gallet, ancien président de Radio France. 

Le microcosme mediatiquo-artistique parisien étant resserré, l'ancien producteur réalisateur avait déjà croisé hier, son interlocuteur d'aujourd'hui. Notamment lors d'un rendez-vous en 2019, avec Guy Birenbaum, ancien éditorialiste pour France Inter. 

De l’autre côté,  la LDVR a pris contact avec un journaliste du quotidien Le Monde, auteur d’un article consacré à une sanction récente visant CNews.

Dans ces deux démarches, l’objectif affiché est identique : obtenir une reconnaissance médiatique deS actions judiciaires du premier réseau national d'associations de défense des droits en France, La ligue de Défense des Valeurs Républicaines.

Une sanction de l’ARCOM mise en avant

Au cœur de ces interpellations figure une décision de l’ARCOM infligeant une amende à CNews pour des propos jugés discriminatoires.

La LDVR étant à l'origine de la plainte contre la chaîne d'extrême droite CNEWS, s’étonne que son implication ne soit jamais mentionnée dans les traitements médiatiques existants, y compris dans la presse nationale.

Une critique du silence médiatique

Dans ses courriers, l’association dénonce une absence de couverture concernant plusieurs dossiers d'importances majeures telles que la une procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme visant Bruno Retailleau,  ancien ministre de l’Intérieur ;

des actions judiciaires impliquant Mahasti Razavi patronne du très influent cabinet d’avocats August Debouzy, lié à l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve ;

une procédure dirigée contre la mairie de Lille ;

Selon son président, Michael Bastien, cette absence de traitement concerne à la fois les antennes de Radio France et les colonnes du journal Le Monde.



Deux stratégies d’interpellation distinctes

Les deux courriers adoptent toutefois des approches légèrement différentes. Côté Radio France : une demande d’échange institutionnel

La LDVR propose un dialogue avec la direction du réseau « Ici » afin d’examiner les modalités de diffusion d’informations issues de ses activités. Côté Le Monde : une sollicitation éditoriale ciblée

Le courrier adressé au journaliste se réfère explicitement à un article déjà publié, suggérant que celui-ci constitue un point d’entrée pertinent pour traiter les dossiers portés par l’association.

Une volonté de s’imposer dans l’espace médiatique

Au-delà de ces démarches ponctuelles, l’association cherche à s’inscrire durablement dans le paysage médiatique, en tant qu’acteur engagé sur des questions de régulation, de discrimination et de défense des droits.

La ligue de défense des valeurs républicaines, qui vit sans argent public ni subvention, constitue "le premier réseau national d’associations de défense des droits » en France. Plusieurs déclinaisons régionales d'associations LDVR fédérées sont à considérer dans plusieurs villes françaises dont Paris, Marseille, Lille, Biarritz, Dijon, Toulouse, Nancy.

En toile de fond, la question du pluralisme

Cette double interpellation relance la question du traitement médiatique des acteurs associatifs impliqués dans des contentieux sensibles.

Elle pose notamment celle de la visibilité accordée aux initiatives juridiques émanant de structures extérieures aux circuits institutionnels traditionnels.

Ni Radio France, ni Le Monde n’ont, pour l’heure, réagi publiquement aux sollicitations officielles du réseau national La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 


Constance Bourgeois 

Rédactrice en chef de La ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Mahasti Razavi, la patronne de l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve accusée de cruauté

Haine ordinaire, indignité publique : quand le racisme s’abat sur un nouveau-né

Quand la LDVR faisait face au refus de son inscription à la MVAC Paris 8