Propos visant Delphine Ernotte : le réseau national La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines saisit le parquet de Paris et dénonce une « vulgarité sexiste d’un autre âge »

Propos visant Delphine Ernotte : le réseau national La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines saisit le parquet de Paris et dénonce une « vulgarité sexiste d’un autre âge »



Le ton monte après la diffusion de propos attribués à Patrick Sébastien visant nommément Delphine Ernotte. Le premier réseau national d'associations de défense des droits en France, La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) annonce avoir déposé une plainte officielle auprès du procureur de la République de Paris, ce 27 avril 2026, dénonçant des faits « susceptibles de constituer plusieurs infractions pénales » et réclamant l’ouverture d’investigations.


Dans son courrier, l’association estime que les propos reprochés relèvent non d’une simple satire, mais d’une humiliation publique à caractère sexiste, reposant sur la sexualisation dégradante d’une femme identifiée occupant de hautes responsabilités. La LDVR y voit une attaque symbolique dépassant la personne visée pour atteindre plus largement la place des femmes dans les sphères de pouvoir.


L’organisation nationale rappelle que son objet statutaire comprend notamment la lutte contre les violences faites aux femmes, les discriminations et la défense de la dignité humaine.


« L’excuse de l’humour ne fonctionne plus »

Pour la LDVR, l’époque où la misogynie pouvait se dissimuler derrière le rire touche à sa fin. «Transformer une dirigeante publique en cible de gaudriole obscène n’a rien d’un trait d’esprit, c’est le symptôme d’une culture de l’abaissement à l'image des caricatures racistes du journal Valeurs actuelles », estime la présidence fédérale LDVR.


Le dossier transmis au parquet sollicite l’identification du support initial de diffusion ; la conservation des preuves numériques ; l’audition des personnes utiles ;toute qualification pénale appropriée ainsi que toutes les poursuites que le ministère public jugera nécessaires.


Une séquence embarrassante

Au-delà du volet judiciaire, l’affaire ravive un débat récurrent concernant la banalisation médiatique du sexisme lorsque ses auteurs invoquent la tradition potache ou la liberté de ton. La question est désormais simple : jusqu’où certaines figures publiques pensent-elles pouvoir rabaisser une femme en invoquant le second degré ?

Pour de nombreux observateurs, pour la LDVR et pour la plupart des telespectateurs, ce registre n’amuse plus personne depuis bien longtemps, il déshonore uniquement son auteur.


Le parquet désormais interpellé

Reste à savoir quelle suite donnera le parquet de Paris à cette plainte LDVR. Mais une chose apparaît acquise : ce qui passait autrefois pour du folklore est dorénavant perçu comme une faute publique lourde.


Constance Bourgeois, rédactrice en chef de La LDVR. 

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