La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines engage des poursuites contre Pascal Le grand frère
La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines engage des poursuites contre Pascal le grand frère.
La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), premier réseau national d'associations de défense des droits en France, a décidé de saisir la justice à la suite des déclarations publiques de Pascal Soetens, dit « Pascal le Grand Frère »,
Ce dernier a appelé, dans des déclarations rapportées par le journaliste Gary Assouline dans le magazine Marie France, à infliger des gifles à Hamza, un mineur de quatorze ans devenu très médiatisé ces dernières semaines. M. Soetens est allé jusqu'à évoquer, tenez-vous bien, la nécessité de "gifler les gamins".
Pour la LDVR, aucune notoriété, aucun passé médiatique et aucune prétendue vocation éducative ne sauraient conférer le moindre droit à promouvoir publiquement la violence physique contre des enfants.
La République ne peut accepter qu'une personnalité, même un tout petit peu connue, transforme les coups en méthode éducative et les gifles en réponse légitime aux difficultés sociales.
Lorsque la violence est publiquement présentée comme une solution, ce ne sont pas seulement les victimes potentielles qui sont concernées, mais l'ensemble des principes qui fondent l'État de droit.
La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines a, par conséquent, engagé une procédure pénale, ce jeudi 2 juillet 2026, demandant à la justice d'apprécier ces déclarations avec toute la rigueur qu'elles appellent. L'association estime qu'il est du devoir des institutions de rappeler qu'on ne construit jamais l'autorité par la banalisation de la violence.
La présidence fédérale de La LDVR relève en outre que ces déclarations ne surgissent pas de manière isolée. Comme elle le rappelle dans sa plainte du 2 juillet 2026. M. Pascal Soetens avait lui-même reconnu publiquement, en 2021, dans le podcast Parents d'abord de Télé-Loisirs, avoir donné une gifle à son propre fils, avant d'indiquer avoir regretté ce geste.
Pour la LDVR, cet antécédent public confère une gravité particulière aux déclarations récentes appelant à infliger des gifles à un autre mineur. L'association estime qu'il appartient désormais à l'autorité judiciaire d'apprécier ces propos à la lumière de l'ensemble de ce contexte.
Au-delà de la plainte, la LDVR entreprendra de saisir les partenaires professionnels, les organisateurs d'événements et les structures qui choisissent de mettre en avant M. Soetens.
Dans ce cadre, les partenaires de l'influenceur sportif devront assumer leurs responsabilités face à des propos incompatibles avec la protection de l'enfance et le respect de l'intégrité physique des mineurs.
Les douze fédérations de la LDVR, implantées sur l'ensemble du territoire national, assureront un suivi public de cette affaire. Chaque réponse, chaque silence et chaque décision feront l'objet d'une communication transparente.
Il ne s'agit pas d'une polémique médiatique. Il s'agit de savoir si, en France, appeler publiquement à frapper un mineur peut encore être présenté comme une opinion ordinaire. Pour la LDVR, la réponse est sans ambiguïté : la violence n'est ni une méthode éducative, ni une valeur républicaine. C'est une honte !
Constance Bourgeois, Rédactrice en chef de La LDVR


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