La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines de Bourgogne à Dijon se pose une question simple : la République est-elle encore capable de protéger ses enfants ?
La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines de Bourgogne à Dijon je se pose une question simple : la République est-elle encore capable de protéger ses enfants ?
Il existe des chiffres qui devraient provoquer un électrochoc national. Et je pèse mes mots. À Dijon, selon info.fr, le syndicat de police Un1té 21 affirme que la Brigade de protection de la famille suit près de 1 650 dossiers concernant des mineurs, dont 242 dossiers d'infractions sexuelles sur mineurs, avec seulement huit enquêteurs.
Si ces données sont exactes, elles ne traduisent pas une simple difficulté d'organisation. Elles révèlent un dysfonctionnement majeur du service public. Une République digne de ce nom ne peut accepter que les enfants, les plus vulnérables de ses citoyens, attendent parce que les moyens ne suivent plus.
Chaque dossier oublié est un enfant qui attend. Chaque retard est une souffrance qui se prolonge. Chaque procédure qui s'accumule est une promesse républicaine qui s'effrite. On demande aux policiers spécialisés de faire l'impossible avec des moyens qui semblent manifestement insuffisants.
Cette situation n'est pas leur échec. C'est celui de ceux qui ont la responsabilité de leur donner les effectifs, les outils et les conditions nécessaires pour remplir leur mission. La protection de l'enfance n'est pas une politique facultative.
Elle n'est pas un poste budgétaire parmi d'autres. Elle constitue l'une des obligations les plus sacrées de l'État. Comment prétendre défendre les valeurs de la République si les services chargés de recueillir la parole des enfants victimes travaillent dans des conditions indignes ?
Comment demander aux citoyens de faire confiance aux institutions lorsque les professionnels eux-mêmes alertent sur une surcharge qui atteint un niveau aussi préoccupant ?
La République ne peut pas se satisfaire d'une gestion permanente de l'urgence. Elle doit agir.Maintenant. Les enfants victimes n'ont pas le luxe d'attendre qu'une prochaine réforme, un prochain budget ou une prochaine annonce politique améliore enfin leur quotidien.
Par ailleurs, Il ne suffit plus de rendre hommage aux forces de l'ordre lorsqu'elles sont confrontées à des situations dramatiques. Il faut leur donner les moyens d'empêcher ces drames de s'aggraver. Les dernières affaires nous l'ont lourdement rappelées.
Constance Bourgeois, Rédactrice en chef de La LDVR

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