La loi portée par Olivier Falorni : une avancée majeure pour la liberté et la dignité
La loi portée par Olivier Falorni : une avancée majeure pour la liberté et la dignité
Le vote de la loi relative à l'aide à mourir constitue, pour La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines des Jardins de l'Atlantique et toutes les fédérations LDVR du pays, une avancée majeure pour notre pays.
Depuis de nombreuses années, des milliers de patients, de familles, de soignants et de citoyens demandaient qu'un véritable débat puisse aboutir à une évolution du droit français face aux situations de souffrance extrême et sans perspective d'amélioration.
Cette réforme ne crée pas une obligation de mourir. Elle ouvre, dans un cadre strictement défini par la loi, une possibilité supplémentaire pour des personnes confrontées à des situations médicales exceptionnelles.
Elle reconnaît que la dignité d'une personne passe également par le respect de son autonomie et de sa volonté lorsqu'elle est confrontée à des souffrances devenues insupportables.
Ce vote témoigne aussi de la capacité de la République à faire évoluer son droit en s'appuyant sur le débat démocratique, le pluralisme des convictions et l'intérêt général.
Dans un État laïque, les convictions philosophiques ou religieuses de chacun méritent le respect, mais elles ne peuvent, à elles seules, déterminer la règle commune applicable à tous.
Chacun demeure libre de refuser, pour lui-même, le recours à l'aide à mourir ; cette liberté doit être pleinement garantie.
Mais cette liberté individuelle ne devrait pas empêcher d'autres personnes, qui ne partagent pas les mêmes convictions et qui remplissent les conditions prévues par la loi, d'exercer un choix différent.
La France rejoint ainsi d'autres démocraties qui ont estimé qu'il était possible de concilier la protection des personnes vulnérables avec le respect de l'autonomie individuelle, grâce à un encadrement juridique rigoureux.
Cette loi ne met pas fin au débat éthique. Elle l'inscrit dans un cadre démocratique où chacun peut continuer à défendre ses convictions.
Mais elle marque une étape importante : celle d'une République qui reconnaît que la liberté, la dignité et la compassion peuvent également conduire à offrir, dans des circonstances exceptionnelles, le droit de choisir sa propre fin de vie.
Pour beaucoup de citoyens, pour le respect de la dignité humaine, comme pour les amoureux de l'État de droit qui respecte les libertés publiques, pour La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines des Jardins de l'Atlantique basée à La Rochelle, le texte d'Olivier Falorni représente une avancée majeure.
Constance Bourgeois, Rédactrice en chef de La LDVR

Commentaires
Enregistrer un commentaire