« Maréchal, nous voilà ! » : la LDVR saisit la justice à l'encontre d'Ethan Wagner et refuse la banalisation du pétainisme.

« Maréchal, nous voilà » : la LDVR saisit la justice à l'encontre d'Ethan Wagner et refuse la banalisation du pétainisme.

Jonathan Vaucher 
Journaliste de la rédaction "Moselle TV"

La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), aux côtés de sa fédération régionale du Grand Est basée à Nancy, annonce le dépôt d'une plainte à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant Ethan Wagner, élu local de Saint-Avold au moment des faits, interprétant le chant « Maréchal, nous voilà », emblème de propagande du régime de Vichy.


Ce dépôt de plainte constitue un tournant dans un dossier qui a déjà suscité une importante couverture médiatique en Moselle. Après l'excellent article du journaliste Jonathan Vaucher, du journal "Moselle TV", la question quitte désormais le seul terrain politique pour entrer dans celui de l'autorité judiciaire. 


La plainte du Président fédéral de la LDVR s'appuie notamment sur les éléments rendus publics par le journaliste, et par les informations diffusées par Moselle TV, afin que ces faits puissent être examinés avec rigueur, à la lumière du droit par le parquet de Sarreguemines.


Pour la LDVR, cet épisode interroge le rapport de certains responsables publics à l'histoire de la République. « Maréchal, nous voilà » n'est pas une chanson anodine. Elle demeure l'un des principaux symboles de la propagande du régime de Vichy, régime qui a renoncé aux principes républicains, collaboré avec l'occupant nazi et participé aux persécutions antisémites. 


Dans une démocratie attachée à la mémoire nationale, ces références ne sauraient être réduites à une simple maladresse ou à une anecdote. La démission de l'intéressé de ses fonctions politiques constitue une réponse sur le plan institutionnel.


 Elle ne répond toutefois pas à l'ensemble des interrogations soulevées par cette affaire. C'est précisément pour cette raison que la LDVR a choisi la voie judiciaire plutôt que celle du commentaire médiatique. Dans sa plainte, l'association sollicite notamment l'exploitation complète des éléments de preuve disponibles, l'audition des personnes concernées et de tout témoin utile à l'examen, par le ministère public,.


La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines rappelle expressément que cette appréciation appartient exclusivement au procureur de la République et, le cas échéant, aux juridictions compétentes.


Au-delà du cas individuel, la LDVR souhaite rappeler qu'il est du devoir de chacun de préserver les fondements de la mémoire républicaine. Car pour l'organisation nationale, les références aux symboles du régime de Vichy ne peuvent être banalisées sans affaiblir progressivement le socle historique sur lequel repose notre démocratie.



Constance Bourgeois, Rédactrice en chef de La LDVR

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