Montpeyroux : après des propos appelant à frapper les femmes, plainte pénale, signalements et aujourd’hui mise en demeure de la maire par la LDVR
Montpeyroux : après des propos appelant à frapper les femmes, plainte pénale, signalements et aujourd’hui mise en demeure de la maire par la LDVR
Après avoir déposé une plainte pénale et adressé plusieurs signalements aux autorités de l’État, le premier réseau national d’associations de défense des droits en France enjoint formellement la maire de Montpeyroux de répondre sur le fonctionnement de sa municipalité.
En effet, à la suite des articles de Nathalie Pioch pour Midi Libre et d'Elian Barascud pour Le Poing, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines a officiellement mis en demeure la maire de Montpeyroux, dans l’Hérault, concernant les événements survenus lors du conseil municipal du 5 juin 2026. Au cours de cette séance publique, un élu de la majorité aurait déclaré : « C’est comme les femmes, faut taper dessus. »
Face à la gravité de ces propos, la LDVR a déposé, le 13 juillet 2026, une plainte officielle auprès du procureur de la République de Montpellier contre l’élu concerné, dont l’identité reste à déterminer. L’association demande qu’une enquête permette d’établir précisément les faits et d’examiner les qualifications pénales susceptibles d’être retenues.
Un signalement républicain a également été adressé à la préfète de l’Hérault ainsi qu’à l’Inspection générale de l’administration. La LDVR y interroge directement les conditions dans lesquelles la séance s’est déroulée, la réaction de la présidence municipale et le respect des droits de l’opposition.
Le 24 juillet 2026, une nouvelle étape a été franchie.
La maire de Montpeyroux a été formellement mise en demeure de respecter les principes républicains, les droits de l’opposition municipale et le bon fonctionnement des institutions communales.
Cette mise en demeure a été transmise en copie au procureur de la République, à la préfète de l’Hérault, à l’Inspection générale de l’administration et à la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques.
La mairie ne peut désormais plus traiter cette affaire comme une simple polémique locale.
Des propos susceptibles de banaliser les violences faites aux femmes auraient été prononcés dans l’enceinte même du conseil municipal. Selon la presse locale, des élus d’opposition auraient réagi. Une tribune destinée au bulletin municipal n’aurait pas été publiée. L’autorité judiciaire et les services de l’État sont désormais saisis.
La question posée à la maire est simple : qu’a-t-elle fait, et que compte-t-elle faire, pour garantir la dignité des débats, les droits de l’opposition et le respect des principes républicains dans sa commune ?
La LDVR suivra les réponses apportées par la municipalité et les autorités compétentes. La maire de Montpeyroux est désormais officiellement mise en demeure par "La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines".
Les pouvoirs publics français, comme celles et ceux qui ont eu des démêlés avec cette organisation redoutable, ont éprouvé dans leur chair ce que l'influence de ce type d'organisation exerce sur les dossiers qu'elle instruit. Il y a fort à parier que Madame le Maire de Montpeyroux l'apprendra à ses dépens.
Constance Bourgeois. Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines

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