Pascal s’en prend désormais au journaliste qui rapporte l’affaire Gary Assouline et le jette en pâture.
Pascal s’en prend désormais au journaliste qui rapporte l’affaire Gary Assouline et le jette en pâture à ses fans. Une escalade peu reluisante pour un homme qui incarnait autrefois la sagesse française !
Après avoir mis en cause la LDVR, Pascal Soetens déplace désormais son offensive vers la presse.
Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien éducateur médiatique réagit à un article du magazine Marie France consacré à une nouvelle plainte le concernant. Mais plutôt que de répondre précisément aux faits rapportés, il choisit de mettre en cause le travail journalistique.
Pascal Soetens affirme ainsi être « surpris de ne pas avoir été contacté par leur rédaction », avant d’invoquer « un principe de neutralité censée encadrer la fonction de journaliste ». À travers cette formulation, il suggère que l’article aurait été publié sans respecter les exigences du métier, au seul motif que sa version n’y figurerait pas. L’argument est commode : après l’association qui saisit la justice, voici maintenant le journaliste qui informe le public placé sur le banc des accusés.
Or, un journaliste n’est ni un juge ni le service de communication d’une personnalité publique. Il lui appartient de vérifier les informations qu’il publie, de les contextualiser et de respecter les règles professionnelles applicables. L’absence de réaction d’une personne mise en cause dans un article ne suffit pas, à elle seule, à démontrer un manquement à la neutralité.
Surtout, Pascal Soetens ne conteste pas clairement l’existence de la plainte évoquée. Il préfère attaquer les conditions dans lesquelles l’information a été portée à la connaissance du public et qualifier la LDVR de « supposée association dont les missions restent floues ». Les confrères du journaliste Gary Assouline qui ont choisi une version plus favorable à Soetens doivent comprendre ce qu'il risquait dans le cas contraire : être jeté en pâture à ses fans ! Oui,c'est classe et digne de celui qui poursuit un enfant.
Le procédé est désormais identifiable : lorsque les faits deviennent difficiles à évacuer, le débat est déplacé vers ceux qui les dénoncent ou les rendent publics. Après la LDVR, c’est donc désormais un journaliste qui se retrouve pris pour cible. La liberté de la presse ne consiste pas à publier uniquement après validation de la personne concernée. Et le contradictoire ne peut pas devenir un droit de veto sur l’information.
En démocratie, les journalistes enquêtent, les associations saisissent les institutions et la justice apprécie les faits. Tenter de discréditer successivement chacun de ces acteurs ne constitue pas une réponse au fond. Pascal s’en prend désormais au journaliste qui rapporte l’affaire Gary Assouline et le jette en pâture à ses fans. Une escalade peu reluisante pour un homme qui représentait autrefois la sagesse française !
Constance Bourgeois. Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines.

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