Philippe de Villiers : la LDVR saisit le procureur de Paris et le préfet de la Vendée après les révélations de la presse
Philippe de Villiers : la LDVR saisit le procureur de Paris et le préfet de la Vendée après les révélations de la presse
À la suite des informations publiées par le journaliste du Canard Enchaîné, Didier Hassoux, dans son édition du 9 juillet 2026, puis reprises notamment par La Montagne, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) annonce avoir engagé deux démarches institutionnelles distinctes afin que les faits rapportés puissent être vérifiés par les autorités compétentes.
Selon les éléments relayés par la presse, Philippe de Villiers aurait été contrôlé le 11 avril 2026 alors qu'il circulait, à bord d'un véhicule appartenant à une société du Puy du Fou, dans une voie réservée aux autobus, au moyen d'un véhicule équipé d'un gyrophare et d'une sirène deux tons.
Estimant que ces informations, si elles étaient confirmées, sont susceptibles de soulever des questions relevant à la fois de l'autorité judiciaire et de l'administration, le premier réseau national d'associations de défense des droits en France indique avoir décidé d'agir dans le cadre de son objet statutaire consacré à la défense du bon fonctionnement des institutions publiques françaises.
Au jour même de la rédaction de ce communiqué, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines précise qu'une plainte destinée au procureur de la République de Paris était déjà intégralement rédigée et transmise. Cette plainte sollicite l'ouverture d'une enquête afin que les faits rapportés puissent être vérifiés dans le respect de la présomption d'innocence et de l'État de droit.
Parallèlement, un signalement républicain a également été adressé au préfet de la Vendée, afin que soient effectuées, dans le cadre des compétences de l'autorité préfectorale, toutes les vérifications administratives utiles concernant l'éventuelle autorisation et les conditions d'utilisation des équipements spéciaux évoqués par la presse.
La LDVR précise enfin avoir informé le préfet que les mêmes faits seraient également portés à la connaissance du ministère de l'Intérieur, par l'intermédiaire de l'Inspection générale de l'administration, afin que les services compétents puissent, le cas échéant, procéder aux vérifications relevant de leurs attributions.
Le siège fédéral LDVR souligne que sa démarche ne préjuge en rien de l'existence d'une infraction et rappelle qu'il appartient exclusivement aux autorités administratives et judiciaires compétentes de vérifier les faits rapportés, d'en apprécier la portée et de déterminer les suites qui pourraient leur être réservées.
Constance Bourgeois, Rédactrice en chef de La LDVR


Commentaires
Enregistrer un commentaire