Accusé d'agressions sexuelles, la LDVR demande au Maire l'interdiction de la venue de Guillaume Pley à Metz

 Accusé d'agressions sexuelles, la LDVR demande au Maire l'interdiction de la venue de Guillaume Pley à Metz 

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 Pôle CulturEgal·e rejoint la démarche


La représentation de Guillaume Pley prévue le 22 octobre 2026 aux Arènes de Metz est désormais au cœur d’une démarche officielle portée auprès du maire de Metz par le premier réseau national d'associations de défense des droits en France, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines. Le Pôle CulturEgal·e, par la voix de Sandrine Knaff, a immédiatement annoncé son soutien et demandé à être associé à cette initiative. 


La pression associative monte autour de la venue de Guillaume Pley à Metz.

La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines a officiellement saisi, le 18 août 2026, le maire de Metz François Grosdidier afin de lui demander d’examiner l’interdiction de la représentation de Guillaume Pley programmée le 22 octobre aux Arènes de Metz, dans le cadre du Legend Tour.


La démarche intervient dans un contexte marqué par plusieurs enquêtes journalistiques, des témoignages rendus publics et le dépôt par la LDVR, le 8 août 2026, d’une plainte pénale visant notamment des faits qu’elle qualifie dans sa procédure d’agressions ou violences sexuelles, de harcèlement sexuel et de harcèlement moral, ainsi que des faits concernant des mineurs. Le 13 août 2026, une seconde plainte pour intimidation envers les journalistes ayant réalisé et / ou diffusés l'enquête des Inrocks soupçonnant une procédure baillon.


À ce stade, Guillaume Pley demeure pleinement présumé innocent. Le dépôt d’une plainte ne constitue ni une condamnation ni la preuve de la commission des faits dénoncés. La LDVR le rappelle elle-même expressément dans sa saisine. Mais l’organisation de défense des droits, la LDVR, estime que la présomption d’innocence n’interdit pas aux pouvoirs publics de se saisir, sur un autre terrain, de la question de la prévention, de l’ordre public et de la responsabilité politique attachée au maintien d’un événement de grande ampleur.


Sandrine Knaff, Présidente du Pôle CulturEgal·e rejoint officiellement la démarche initiée par la LDVR. Dans la foulée de sa saisine de la mairie de Metz, la LDVR a sollicité plusieurs associations mosellanes engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences sexistes et sexuelles. Le Président fédéral de la LDVR, Michael Bastien connait parfaitement la région pour y avoir passé une partie de son enfance et lancé sa carte artistique dans le secteur de Thionville.


La réponse de Sandrine Knaff, pour l’association Pôle CulturEgal·e, ne s’est pas fait attendre.


Sandrine Knaff a accepté de rejoindre l'initiative le jour-même de son lancement. Pour le compte de son organisation, la Présidente Knaff a expressément autorisé la LDVR à associer son organisation à cette démarche consistant à faire interdire la venue de Guillaume Pley aux Arènes de Metz le 22 octobre 2026. Dans son message, Sandrine Knaff défend une position particulièrement ferme. Elle milite pour une évolution du droit vers ce qu’elle présente comme le pendant de la présomption d’innocence : une présomption de crédibilité des victimes, inscrite dans un principe de précaution.


Madame Knaff, considère également qu’un homme accusé de violences sexistes et sexuelles ne devrait pas pouvoir continuer à se produire publiquement pendant le temps nécessaire à une enquête exhaustive menée par des personnels spécialisés. Une position rigoureusement similaire à celle de la LDVR qui reconnaît pleinement le courage de la Présidence de Pôle CulturÉgal (e). Par ailleurs, elle écrit sans ambiguïté à la LDVR : « Vous pouvez associer l'association le Pôle CulturEgal·e à votre demande. » Et ajoute partager pleinement la démarche engagée.


Ce premier ralliement quelques heures après l'invitation de la LDVR change la nature du dossier. La demande adressée au maire de Metz n’est désormais plus portée uniquement par le premier réseau national de défense des droits en France. Une association engagée directement sur les questions d’égalité et de lutte contre le sexisme vient officiellement s’y associer. Une question désormais posée directement à la Ville de Metz


Dans son courrier, la LDVR ne demande pas à la mairie de se substituer à la justice, mais demande au maire d’exercer ses propres responsabilités. La saisine vise expressément les pouvoirs de police administrative et sollicite une évaluation des risques susceptibles d’être liés à la tenue d’un événement accueillant plusieurs milliers de personnes dans un contexte devenu particulièrement sensible.


La LDVR demande que soit examinée la possibilité d’une interdiction si les conditions juridiques et les risques constatés le justifient. Elle annonce parallèlement la saisine du préfet de la Moselle et l’information des structures chargées de l’exploitation et de la production de l’événement. Guillaume Pley reste, là encore, présumé innocent. La question posée à la mairie de Metz n’est pas celle de sa culpabilité pénale. 


En revanche, elle est celle de la conduite qu’une collectivité publique entend adopter lorsqu’un événement majeur doit se tenir alors que de graves accusations ont été rendues publiques, qu’une procédure pénale est engagée et que des associations de défense des droits et de lutte contre les violences faites aux femmes demandent une intervention préventive. C’est désormais sur ce terrain que le dossier se déplace.


Le 22 octobre devient un rendez-vous politique et associatif alors qu'elle devait être celle d’un spectacle. Elle devient aussi celle d’un débat sur la responsabilité des institutions face aux violences sexistes et sexuelles. Avec la saisine officielle du maire de Metz par la LDVR et le soutien désormais déclaré de Sandrine Knaff et du Pôle CulturEgal·e, la représentation messine de Guillaume Pley prend une dimension qui dépasse largement la programmation culturelle des Arènes.


La mairie de Metz va devoir répondre.


Les autres associations sollicitées devront, elles aussi, choisir si elles entendent rejoindre ou non cette démarche. Et le débat ne porte plus seulement sur Guillaume Pley. Il porte désormais sur une question beaucoup plus large : que doivent faire les institutions lorsqu’elles sont confrontées à des accusations graves, avant même que la justice ait définitivement tranché ?


Sur ce point encore, une limite doit être rappelée sans ambiguïté : Guillaume Pley bénéficie de la présomption d’innocence et demeure juridiquement innocent tant qu’aucune juridiction ne l’a déclaré coupable. Mais la présomption d’innocence interdit de condamner avant jugement. Pas de débattre, d’alerter, de prévenir ni de demander aux pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités. 


Et c'est bien ce que le premier réseau national d'associations de défense des droits en France, La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines compte rappeler à chaque Maire accueillant le "Legend tour" de l'animateur visé par une plainte pour agressions sexuelles, harcèlement sexuel, harcèlement moral et des faits concernant des mineurs.



Constance Bourgeois 
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

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