Affaire Gérard Larcher : le président fédéral de la LDVR saisit le SNJ

La LDVR adresse au SNJ et à la presse française une requête qu’elle ne pourra pas oublier



Trente pages. Des dates, des noms, des horaires, des pièces et une accusation centrale : certains médias ont effacé l’action judiciaire antérieure de la LDVR pour installer un récit institutionnel plus confortable. Entièrement rédigée par son président fédéral, Michael Bastien, la saisine adressée au Syndicat national des journalistes ressemble moins à une protestation qu’à une démonstration de force.


Le 20 juillet 2026, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines saisit le procureur de Paris et le Parquet national financier dans le dossier Christine Herzog–Norbert Chetail. Le lendemain, à 15 h 39, Gérard Larcher est officiellement informé. Trois jours plus tard, le président du Sénat saisit à son tour la justice.


Une partie de la presse retient Gérard Larcher. Elle efface ce qui le précède.

La LDVR ne réclame pas une citation honorifique. Elle démontre que l’omission change l’histoire racontée : l’acteur institutionnel apparaît comme l’initiateur spontané d’une démarche judiciaire déjà engagée avant son intervention.



Mediapart
mis à nu devant la profession

Le passage consacré à Mediapart est particulièrement sévère. Le 3 août, Michael Bastien expose personnellement au journaliste Anass Iddou, pendant 17 minutes et 40 secondes, la chronologie complète du dossier. Quelques heures plus tard, Mediapart publie un article centré sur la saisine de Gérard Larcher sans faire apparaître les démarches antérieures de la LDVR.


La requête ne laisse aucune place au refuge commode de l’ignorance : "L’information devient volontairement tronquée. Ce n’est pas un accident, c’est un choix délibéré". Pour une fois, le média habitué à enquêter sur les autres se retrouve lui-même exposé : nom du journaliste, heure de l’appel, durée de l’échange, heure de publication et information disparue.


Une charge contre l’entre-soi médiatique. Mais la saisine va beaucoup plus loin que Mediapart. Elle reproche méthodiquement l’homogénéité des rédactions françaises, leurs réflexes corporatistes et les justifications répétées pour ne rien changer. Les mots sont d’une gravité exceptionnelle dans une requête institutionnelle :


« Les arguments fallacieux, redondants et désormais obsolètes n’éliminent en rien l’hégémonie des profils qui caractérisent les rédactions françaises. » Puis vient l’un des passages les plus humiliants du document :« Il ne s’agit pas d’une discussion bourgeoise, destinée à colorier des journées où les habitudes corporatistes et l’hégémonie de profils similaires commanderaient, domineraient ou se substitueraient au devoir républicain d’équité et de bonne foi. » La LDVR ne demande donc pas au SNJ d’organiser une conversation polie entre gens du même milieu. Elle lui demande de prouver qu’il sert encore à quelque chose. 


Une procédure écrite sans intermédiaire

Le plus frappant reste peut-être que ces trente pages ont été intégralement rédigées par Michael Bastien. Le président fédéral de la LDVR construit lui-même la chronologie, ferme dès le début les objections relatives à la présomption d’innocence, expose l’intérêt à agir de son réseau, distingue erreur, omission et choix conscient, mobilise les règles déontologiques, puis formule des demandes adaptées aux compétences du SNJ.


La plume est parfois dure, parfois rabaissante, mais jamais vide. Chaque attaque est installée dans une architecture procédurale. La LDVR rappelle également qu’elle fonctionne sans argent public ni subvention, qu’elle dispose de douze fédérations et qu’une précédente saisine de son président a conduit l’ARCOM à sanctionner CNEWS à hauteur de 25 000 euros. Elle ne se présente donc pas comme une association qui proteste. Elle montre qu’elle sait produire des effets..


Cette requête est une alerte adressée à toute la profession 
:

« La présence en France, désormais, de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines trouve sa pertinence dans la détection de ce type de pratique mortifère. » Autrement dit : auparavant, certaines omissions pouvaient disparaître avec l’actualité. Désormais, la LDVR les date, les archive, les diffuse et les transforme en procédures. La presse française peut critiquer la brutalité du texte. Elle ne pourra ni prétendre ne pas l’avoir compris, ni facilement oublier l’organisation qui vient de le lui adresser.


L'un des hommes noirs les plus puissants de France 

Dans le prolongement de la démonstration devant laquelle j'ai moi-même botté en touche lors de son interview diffusée lundi 3 Août 2026, Michael Bastien démontre par des faits précis être l’un des hommes noirs les plus puissants de France. Cette saisine spectaculaire qui n'est autre qu'une démonstration de force va clairement dans ce sens. En s’attaquant frontalement à des puissances telles que Mediapart, Le Parisien et, au-delà, à l’ensemble de la profession par la saisine du SNJ, le président fédéral entend rappeler que nul n’est placé au-dessus des lois, des faits ni de ses responsabilités. 


La LDVR et son président montrent ainsi qu’ils possèdent la force, l’indépendance et le courage nécessaires pour affronter des pouvoirs institutionnels et médiatiques que beaucoup n’oseraient même pas nommer. Car la puissance d’un homme et d’une organisation se mesure sans doute moins aux petites réflexions malveillantes échangées dans les couloirs des bureaux où règnent les odeurs de transpiration mal cachées qu’à la puissance des adversaires devant lesquels ils refusent de reculer. N'est-ce pas Pierre ?



Constance Bourgeois 
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 


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