D'être aimée, La LDVR, n'en a rien à cirer

 D'être aimée,
La LDVR 
n'en a rien à cirer 

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La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines n’a jamais eu pour ambition d’être populaire. Elle n’a pas davantage vocation à rassurer, à séduire ou à rechercher l’approbation de ceux auprès desquels elle intervient. Sa réputation n’est pas son sujet. Son sujet, c'est la République. Partout où les valeurs républicaines sont bafouées, partout où la dignité humaine est mise à mal, partout où une institution, une administration, un responsable public ou privé s’affranchit des principes qu’il est pourtant tenu de respecter, la LDVR entend intervenir lorsqu’elle estime être dans son champ d’action.


Et elle sait parfaitement ce que cette position implique. Elle sera détestée par certains. Insultée par d’autres. On la dira excessive, procédurière, arrogante, omniprésente. On cherchera à la caricaturer, à la minimiser, à tourner ses actions en dérision ou à expliquer qu’elle ferait mieux de s’occuper d’autre chose. Mais de toutes ces fioritures, elle n’en a rien à cirer. Parce qu’une organisation nationale de défense des droits qui commencerait à choisir ses combats en fonction de sa cote de popularité cesserait précisément de remplir sa mission.


La LDVR ne demande donc pas la permission d’être là. Elle n’attend ni tapis rouge, ni applaudissements, ni remerciements. Elle ne demande pas davantage aux institutions qu’elle interpelle de lui souhaiter la bienvenue. Lorsqu’elle considère qu'une situation justifie son intervention, elle utilise les moyens dont elle dispose : signalements, saisines administratives, plaintes, procédures judiciaires, interpellations des autorités compétentes. Et si cela dérange, elle n'en n'a absolument rien à cirer.


Douze fédérations territoriales, et ce n’est qu’un début

C’est probablement ce qu’il faut désormais comprendre : la LDVR s’est installée durablement dans le paysage français de la défense des droits. Son organisation repose aujourd’hui sur douze structures territoriales fédérées. Cette implantation n’a pas vocation à rester figée. Le réseau entend poursuivre son développement territorial afin que sa capacité d’intervention ne dépende plus de quelques grandes métropoles ou de quelques dossiers médiatisés.


Sa logique est nationale : les valeurs de la République ne valent pas davantage à Paris qu’à Lille, Marseille, Bordeaux, Rennes ou dans une commune de quelques milliers d’habitants. Il n’existe pas, pour elle, de territoire trop petit pour que les droits y soient respectés. Il n’existe pas non plus de personne trop puissante pour être mise en cause lorsqu’elle estime disposer des éléments nécessaires pour agir. Et inversement, aucune victime ne devrait être considérée comme trop insignifiante pour mériter que quelqu’un s’intéresse à ce qui lui arrive.


C’est cette doctrine qui explique une partie de l’incompréhension que peut provoquer la LDVR : elle ne raisonne pas en termes de sympathie, de réputation ou d’opportunité mondaine. Elle raisonne en termes de principes. Vous pouvez la détester. Elle continuera quand même. On peut critiquer la LDVR. On peut contester ses méthodes. On peut considérer certaines de ses positions trop sévères. On peut même profondément la détester. Mais la détester ne la fera pas disparaître. Non, elle va juste se démultiplier.


Parce que son objectif n’est précisément pas de devenir l’organisation préférée des Français. Son objectif est beaucoup plus simple : faire respecter, partout où elle en aura les moyens, les droits fondamentaux, la dignité humaine et les valeurs républicaines dont elle s’est donné la défense pour mission. Elle interviendra donc parfois là où personne ne l’attend. Parfois là où personne ne l'a invitée. Et certainement parfois là où certains auraient préféré qu’elle ne vienne jamais.


Elle ne demandera pas qu’on la remercie ensuite.

Désormais, elle est là. Et que cela plaise ou non, institutions, responsables publics, entreprises, médias et citoyens devront progressivement intégrer une réalité : il faudra compter avec la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines, avec ses douze fédérations territoriales aujourd’hui, et avec celles qui viendront demain. La République n’a jamais exigé d’être aimée pour être respectée. La LDVR non plus. Peut-être un élément de réponse qui explique qu'être aimée, la LDVR en a rien à cirer 

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