JE SUIS L'UN DES HOMMES NOIRS LES PLUS PUISSANTS DE FRANCE

            

JE SUIS L'UN DES HOMMES NOIRS LES PLUS PUISSANTS DE FRANCE

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Entretien avec le Président fédéral du premier réseau national d’associations
de défense des droits en France.

LA LIGUE DE DEFENSE DES VALEURS REPUBLICAINES (LDVR)

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MICHAEL BASTIEN

PAR CONSTANCE BOURGEOIS, RÉDACTRICE EN CHEF
(Constance.bourgeois;medias@gmail.com)


Extrêmement rare dans les médias, notre Président fédéral de la Ligue de défense des valeurs républicaines s’exprime sur la puissance que confère désormais la LDVR, sur sa conception de la République et sur les dossiers actuellement portés par le réseau.

Le Président revient également sur l’affaire Pascal le Grand Frère qui a fait l'objet d'une tempête médiatique sans précédent qui a secoué la France et la paisibilité habituelle de notre organisation.

Le Président de la LDVR nous parlera de la présence, à ses côtés du Bâtonnier 2023-2024 de Nîmes, spécialiste en droit pénal, Me Khadija Aoudia, qui représente de manière très officielle, le Président fédéral, son réseau et chaque association du réseau d’associations.LDVR de défense des droits

Notre Président évoquera également le dossier relatif à Bruno Retailleau et la procédure devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme


INDISCRETION LDVR

Avant de commencer cet entretien, cher lecteur, je dois vous expliquer quelque chose : obtenir cette interview aura été une véritable épreuve de patience.

Être la rédactrice en chef du « Journal de la Ligue de défense des valeurs républicaines » ne me confère aucun privilège particulier. Je travaille avec le président fédéral, je connais nos dossiers et je l’ai régulièrement au téléphone. Mais lorsqu’il s’agit de parler de lui, je ne suis pas plus avantagée que les autres journalistes.

Je lui avais demandé une première interview lorsque, représenté par Me Khadija Aoudia, bâtonnière du barreau de Nîmes en 2023-2024, il avait décidé de poursuivre jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme le dossier concernant celui qui était alors ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Il avait purement et simplement refusé.

Michael Bastien m’avait expliqué que sa parole ne présentait aucun intérêt particulier. Je savais parfaitement que ce n’était pas vrai. Mais je sais également que notre président déteste que l’on insiste. Je n’ai donc pas insisté.

Au mois d’avril 2026, lorsque nous avons appris, par un courrier personnel du président de l’Arcom, que CNews avait été sanctionnée à la suite d’un dossier porté par la LDVR et instruit personnellement par notre président, j’ai pensé que les circonstances étaient enfin réunies.

Nous pouvions tout de même parler de cette victoire importante pour la LDVR. J’ai donc renouvelé ma demande d’interview. Il a de nouveau refusé. Il m’a demandé de rédiger les articles, de préparer les annonces et de présenter les faits. Mais il ne souhaitait toujours pas répondre à mes questions.

Lorsque la première affaire concernant Pascal le Grand Frère est arrivée, j’ai tenté une nouvelle fois ma chance. Je l’ai appelé et je lui ai demandé : « Monsieur le Président, est-ce que je peux vous parler ? » Il m’a écoutée et m’a répondu, avec cette manière très calme qu’il possède lorsqu’il veut clore définitivement une discussion : « Constance, vous n’aurez pas d’interview. Apprenez à respecter un “non”. » C’est lui le patron. Je me suis inclinée.

Puis, avant hier, je l’ai appelé pour un détail tout à fait accessoire. Je lui ai dit : « Monsieur le Président, il faut que je vous demande quelque chose. » Contre toute attente, il m’a immédiatement répondu : « C’est d’accord ! » À la fois surprise et ravie, mais sans savoir sur quoi il venait précisément de donner son accord, je lui ai demandé : « Comment cela, c’est d’accord ? » Il m’a répondu : « Votre interview ! C’est bien ce que vous alliez me demander, non ? »

Je lui ai alors expliqué que, pour une fois, ce n’était absolument pas le sujet de mon appel. Mais puisqu’il venait lui-même de m’ouvrir cette porte, je n’allais certainement pas la refermer. Du coup, j’ai mis un petit temps, après cette interview, à me rappeler pourquoi je l’avais contacté initialement. Je vous le dirai plus tard.

C’est ainsi que, presque par accident, après plusieurs mois de refus, je me suis retrouvée à conduire cet entretien avec le Président fédéral du premier réseau national d’associations de défense des droits en France.

Comment aurais-je pu m’attendre à ce qui allait suivre ? Aujourd’hui, je comprends ce qu’il a fait

Il m’a offert le plus beau cadeau qu’une rédactrice puisse recevoir : une interview mémorable !


« Donnez-moi un nom ! Je vous écoute »


Constance Bourgeois — Cher président, depuis plusieurs semaines, on parle de plus en plus de vous. 

Nos dossiers sont repris, votre nom circule partout en France et dans les pays francophones et votre action cristallise autant l’intérêt que l’agacement. Pourtant, nous qui travaillons avec vous, avons parfois l’impression que vous continuez comme si rien n’avait changé. Mesurez-vous réellement ce qui est en train de se passer autour de vous ?


Le Président fédéral — Vous savez, chère Constance, je suis l’un des hommes noirs les plus puissants de France. Il faut bien que cela se manifeste d’une manière ou d’une autre. Et cette situation, cette cristallisation, est l’un des symptômes de cette réalité. Mais la vraie question, ce n’est pas moi, ce sont les victimes. Toutes ces personnes que les pouvoirs publics et parfois même tout à chacun, abandonnent à leur sort sans le moindre état d’âme. Par conséquent, la seule question qui vaille demeure la question suivante : « Que peut-on faire pour toutes ces personnes ? »


Constance Bourgeois — Attendez, monsieur le Président… Vous rendez-vous compte de la phrase que vous venez de prononcer ? Vous affirmez être l’un des hommes noirs les plus puissants de France.


Le Président fédéral — Chère Constance, quel autre homme noir, en France, a réussi à faire sanctionner CNews par l’Arcom, bénévolement, sans argent public ni aucune subvention ?


Quel autre homme noir a créé un réseau fédéral de 12 associations fédérées de défense des droits, réparties sur l’ensemble du territoire français, dont il est le Président à vie, avec des correspondants présents dans presque tous les départements français, et qui détient la caution institutionnelle et juridique d’un des anciens bâtonniers parmi les plus réputés et les plus redoutés du pays, en la personne de Me Aoudia ?


Quel autre homme noir produit chaque année des rapports relatifs au racisme, aux discriminations, aux violences faites aux femmes et aux libertés publiques en France, à destination du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies ?

Et quel autre homme noir dispose aujourd’hui de la capacité de faire changer de manière irréversible la trajectoire publique d’une affaire — et parfois la manière dont une personnalité sera désormais regardée ?

Donnez-moi un nom, je vous écoute. Après tout, ma question doit pouvoir résister à un minimum de comparaison honnête. Qu’en dites-vous ?

Ne soyez pas frustrée, très chère. À l’impossible nul n’est tenu, mais, s’il vous plaît, pouvons-nous enfin parler de la République ?



 "La République,
c’est la branche sur laquelle la France est assise" 


Constance Bourgeois — Parlons donc de la République, alors. Vous dites souvent qu’elle constitue notre bien le plus précieux. C’est un peu pompeux, vous ne trouvez pas ?

Le président fédéral — Ma pauvre Constance, mais la République est votre armure. C’est votre bien, notre bien le plus précieux. Parce que c’est elle qui vous protège par ses lois, ses fondements, ses services publics, par la police républicaine, les pompiers, les tribunaux, les avocats, les associations. La République, c’est notre héritage.

Il faut bien comprendre que la République est bien davantage qu’une idée. C’est une conception de la vie, une culture, un mode d’existence, un monde, presque un univers. C’est le bien que nous avons de plus précieux. C’est la branche sur laquelle la France est assise.

Évidemment que la République implique des droits et des devoirs. Mais je crois que les devoirs existent d’abord envers soi-même.

À quoi sert notre existence, objectivement ? À quoi sert de venir subtiliser de l'oxygène a ce monde si on ne lui donne pas une forme de pertinence à notre existence ? Il arrive forcément un moment où chacun doit se demander : à quoi est-ce que je sers ? Lorsque vous parvenez à répondre à cette question, vous avez trouvé une forme de pertinence à votre existence. Mais cette pertinence doit ensuite être éprouvée, vécue et ressentie dans sa chair. Il faut pouvoir se dire : voilà ce que je vais faire, moi : je vais m’offrir une meilleure version de moi-même. Lorsque cette discipline sera accomplie, eh bien, à mon échelle, je tenterai d’offrir à la France une meilleure version d’elle-même. 

Il existe une formule souvent répétée : ne demandez pas seulement ce que la République peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour elle. Elle est peut-être galvaudée, mais elle est pas totalement fausse ? 

C’est tout de même bien de se dire que chacun peut faire ce qu’il peut pour permettre aux autres de vivre une vie un peu plus juste. Et c’est déjà ce que l’on voit absolument partout.

Les aides-soignants, les femmes de ménage et les éboueurs qui gèrent l’ordre et la propreté. Nous serions tous en train de vivre dans l’odeur et dans la crasse sans eux. Remerciez-les tous !

Imaginez simplement si tout le monde le faisait un petit peu pour tout le monde, sans attendre les catastrophes naturelles, par exemple.


« Un moine soldat »

Constance Bourgeois — Lorsque je vous ai au téléphone, vous ne vous plaignez jamais. Vous absorbez les urgences, les critiques, les silences institutionnels et les difficultés de nos dossiers. Mes fautes d’orthographe omniprésentes, que vous repérez et que vous me faites corriger à 1 h du matin ; d’où vient cette discipline ?

Le président fédéral — Je vais vous raconter quelque chose.Lorsque Sébastien Lecornu est devenu Premier ministre, ce n’était pas nécessairement quelqu’un que j’appréciais particulièrement. Objectivement, il m’insupportait avec ses petits airs de ne pas y toucher. Bref ! Cela m’appartient.

Puis, avec le temps, j’ai observé chez lui quelque chose que j’apprécie énormément : c’est une personne qui paraît simple et qui sait s’oublier.

.Il a dit un jour qu’il était un « moine soldat ». Sur le moment, j’ai trouvé ça d’un ridicule un peu pathétique. Enfin, on ne peut pas s’abandonner comme ça à sa mission, enfin ! Puis, je l’ai regardé faire. Je l’ai vu encaisser, absorber les chocs, les critiques et les crises les plus violentes. Je l’ai vu demeurer correct, sans outrance, très respectueux dans la forme, Je ne supporte pas son analyse et sa politique, mais la forme est souvent admirable.

Je ne sais pas ce qu’il vaut dans le fond, notre Premier ministre. Je ne connais pas suffisamment cet homme pour le dire. Je parle uniquement de ce que j’ai pu observer. 

Mais il est vrai qu’à un moment, j’ai mieux saisi son idée du moine soldat : on fait ce qu’il y a à faire et on la ferme. Point barre ! J’aime assez cette idée. C’est tellement français !

Vous comprenez pourquoi on peut tous être fiers d’être français. Nous, avec notre République et notre Constitution, on montre au monde que l’on a des valeurs. Mais les nôtres, elles sont républicaines. Comment voulez-vous que je ne défende pas ce trésor, ma chère Constance ?



Pascal le Grand Frère :
« Quand on est adulte, on assume ! »
N’a-t-il pas appris cette règle élémentaire avant d’imposer
les siennes aux autres ?

Constance Bourgeois — Dans cette affaire « Pascal le Grand Frère » présumé innocent. Issa Doumbia et d’autres personnalités du milieu de la télévision française ont apporté leur soutien à cet homme désormais irrémédiablement lié à la violence sur mineur. Plusieurs plaintes ont été déposées de manière successive et rapprochée. L’une pour incitation à la violence sur mineur, tandis que l’autre porte sur des violences volontaires sur mineur. Est-ce que la LDVR veut détruire Pascal le Grand Frère ? Quel regard porte le Patron de La Ligue de défense des valeurs républicaines sur ces soutiens ?

Le président fédéral — Détruire Pascal le Grand Frère ? C’est horrible, enfin ! Personne ne s’engage dans la défense des droits fondamentaux et des libertés publiques pour détruire qui que ce soit. Ce type d’engagement nécessite de la bienveillance, qui, par définition, demeure incompatible avec une volonté de destruction d’une personne qui, au demeurant, ne vous a jamais rien fait. Non, si l’on s’engage dans la défense des droits, c’est pour protéger.

Dans l’affaire Pascal le Grand Frère, tout commence par des propos incitant à administrer des « gifles pédagogiques » à un mineur, Pascal sait parfaitement ce qu’il fait. puisqu'il dit texto : « Je sais que ça ne va pas plaire à tout le monde. » Par conséquent, il a conscience, il sait parfaitement que ses propos vont poser problème. Il discerne le bien du mal. Alors qu’il assume jusqu’au bout que ses propos ne plaisent pas à ceux qui défendent les enfants ! Quand on est adulte, on assume ! 

On peut aussi dire que, si la LDVR n’avait pas agi, il n’y aurait peut-être pas eu toute cette affaire. C’est possible. Mais on peut surtout dire que, s’il n’avait pas lui-même tenu ces propos, il n’y aurait peut-être pas eu d’affaire non plus.

Ensuite survient la séquence de Rethel. Pascal Soetens est saisi par un adolescent, puis il tente de le faire tomber par une balayette. Après cela, il invoque la légitime défense.

Or une balayette n’est pas un geste de légitime défense, encore moins lorsque vous êtes entouré de policiers.

La question est donc très simple : une fois dégagé, existait-il une autre solution ?

Est-ce que Pascal le Grand Frère pouvait demander aux policiers d’écarter le jeune homme, puis poursuivre tranquillement sa rencontre avec le public, prendre des photographies ou annoncer un éventuel projet ?

Manifestement, oui. Une autre solution existait, et elle était évidente. Dans les deux cas, il pouvait faire autrement. Pourtant, il a fait un autre choix. Qu’il en assume la responsabilité.

Constance Bourgeois — Oui, mais pour beaucoup, c’est de la légitime défense ?

Le Président fédéral — Écoutez, en regardant les images de la police municipale complètement hilare, devant un gamin qualifié de « Pascal le petit frère », et ensuite faire passer ce gamin chétif, d’à peine quinze ans, pour un assaillant qui s’apprêtait à vouloir attenter à la vie de ce quinquagénaire imposant, et ce devant des policiers municipaux, pour moi c’est une thèse qui ne passe pas, mais alors vraiment pas. Excusez-moi, hein ! L"enfant n'est pas exemplaire, mais ce n'est pas un "ouf !" ni son pote, ni son camarade, comme vousl'écrivez très bien dans vos tribunes, C'est un enfant.! 


"Quant à ces soutiens, 
ils partagent tous la même fragilité de statut."

Chacun ne doit sa visibilité qu’au consentement d’une chaîne ou d’un producteur. Cette solidarité dans leur fragilité s’explique, elle est même plutôt saine. Mais honnêtement, si un jour Pascal va encore trop loin, mais de manière irréversible, ses soutiens pourraient très vite être apparentés à cet homme-là. Et leurs carrières pourraient connaître un destin similaire à celui de Soetens ! Quand on se solidarise d'une cause, la vie vous aligne à ses effets.

Donc, ce n’est pas une démarche gouvernée par une forme d'acuité intellectuelle.
Par conséquent, pour nous, à la LDVR, c’est insignifiant. Vous le savez bien, en plus, on en a assez parlé !

Constance Bourgeois —Encore une autre question sur le sujet, alors le président me coupe et me rétorque : « Constance, le sujet est épuisé ! Autre question, s’il vous plaît. » Donc, je n’ai pas le choix, je change de sujet.



Me Khadija Aoudia
Le bâtonnier 2023 -2024 de Nîmes
La crédibilité juridique absolue de la LDVR 
 « Une force qui ne vient pas de ce monde-là »

Constance Bourgeois — La Ligue de défense des valeurs républicaines, premier réseau national d’associations de défense des droits en France, est officiellement représentée par une bâtonnière, et pas n’importe laquelle : la bâtonnière de Nîmes 2023-2024, spécialiste en droit pénal, Me Khadija Aoudia. Tous les réseaux associatifs ne bénéficient pas de la caution et de l’expertise d’une personnalité de cette dimension dans le monde du droit. Comment avez-vous connu Me Aoudia ? Et comment expliquez-vous qu’une pénaliste de ce niveau, dont chacun comprend qu’elle n’est pas accessible à n’importe qui, ait accepté de vous représenter personnellement, vous, le président fédéral, ainsi que l’ensemble du réseau de la LDVR ?


Le président fédéral — En août 2025, un correspondant m’a contacté pour me demander si on allait agir contre Bruno Retailleau, en m’envoyant l’article d’une avocate subissant du harcèlement raciste du fait d'une procédure intentée à Bruno Retailleau. A la LDVR, le vendéen a fait l’objet d’une de nos toutes premières procédures dès 2023, lorsqu’il a osé dire que, chez les personnes issues de l’immigration, il y avait une forme de régression vers les origines ethniques des personnes concernées. 

Corréler un comportement à une ethnie et expliquer un forfait par une régression vers son ethnie d'origine, je ne sais pas si j’ai entendu une phrase plus raciste que la sienne ? À part, peut-être, lorsqu’un policier syndicaliste expliquait, sur un plateau télé, qu’insulter quelqu’un de « bamboula », ça passe encore !

Alors, j’ai contacté le journaliste qui avait rédigé l’article et je lui ai demandé d’être mis en contact avec Me Aoudia. J’ai vu que cette femme était d’un courage extraordinaire. J’ai non seulement apporté mon soutien personnel, mais j’ai engagé toutes les fédérations LDVR en convainquant notre conseil d’administration. Maître Aoudia est l’une des femmes les plus admirables et les plus brillantes que je connaisse. Cette grande dame a la carrure pour diriger le Conseil constitutionnel. Je préfère ne pas en dire plus, car on entre dans des zones où ma sensibilité gouverne. Toutefois, je peux vous garantir que Me Aoudia est l’un de mes plus grands modèles. Et je crois qu’elle le sent !

Constance Bourgeois — Vous parlez de Me Aoudia avec une émotion que je vois rarement chez vous.

Le Président fédéral — Vous aimez bien me voir dans cette situation de faiblesse, pour une fois. Profitez-en avant que je vous renvoie corriger des fautes d’orthographe. (Rire)

Constance Bourgeois — Monsieur le Président, vous en faites plus que moi.


Le Président fédéral — Oui, ce n’est pas tout à fait faux, mais cette grande dame représente pour moi une force qui ne vient pas de ce monde-là…

Constance Bourgeois — Pas de ce monde-là.

Le Président fédéral — Elle et moi, ne vous inquiétez pas, on se comprend. Mais laissez tomber, très chère. À l’impossible nul n’est tenu, même sur ce sujet-là. (Rires.)


Le devoir de la LDVR 
est de s’aligner sur son maître à penser l’État de droit.


Constance Bourgeois —Le devoir de la LDVR

est de s’aligner sur son maître à penser : l’État de droit.

Constance Bourgeois — Est-ce que la LDVR défend réellement tout le monde ? Ou existe-t-il des personnes que vous refuseriez de défendre en raison de leurs opinions politiques ? Prenons un exemple très concret : une personne qui a voté pour Marine Le Pen ou Éric Zemmour, que vous pourriez donc considérer comme appartenant à l’extrême droite ou, en tout cas, comme ne partageant pas vos valeurs. Si ses droits fondamentaux étaient bafoués, est-ce que vous la défendriez malgré tout ?

Le Président fédéral — La LDVR est une organisation transversale, nous sommes bien au-dessus des partis politiques. Regardez un exemple concret : une personne contacte la LDVR. Elle ne dira jamais : « Bonjour, je crois en Zemmour, mais mon logement est insalubre, pouvez-vous m'aider ?. » Et, de notre côté, on ne dira pas : « La LDVR, bonjour ! Oui, de quel parti politique êtes-vous avant tout examen préalable ? »

Constance Bourgeois — Oui, mais ma question est ailleurs et vous le savez. Si vous apprenez que la personne que vous défendez…

Le Président fédéral — Ah, c’est là que vous voulez en venir ? Désolé, je n’avais pas capté. Bon, alors que ce soit clair : la République ne trie pas ses enfants et ne les discrimine pas. Le jour où la LDVR commencerait à avoir ce type de critère, je la dissous moi-même.

La République ne vous juge pas, ce sont ses juridictions qui le font, et encore sur des bases légales. Le devoir de la LDVR, c’est de s’aligner sur son maître à penser : l’État de droit.

Quand je saisi l'ARS pour objectiver la situation sanitaire du commissariat, je me doute un peu qu'il participe au contrôle des frontières, alors que personnellement j'ai une autre sensibilité. Est ce que pour autant il faudrait délaisser les enfants de la République pour avoir ce pour quoi elle les a engagé ? Moi je n'y crois pas. La République ne doit jamais et en aucun cas discriminer et il en est de même pour ses jouisseurs.

Constance Bourgeois — Merci pour cet échange Monsieur le Président.

Le Président fédéral — C'est moi qui vous remercie pour votre travail ! Il est si imparfait et pourtant si additif.

(Rire !!!)

PS : Je voulais lui parler d'une nouvelle photo plus institutionnelle pour son portrait officiel, le jour de son accord à cette interview.

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