LA PRESSE FRANÇAISE CONTACTÉE ET SOMMÉE DE RÉTABLIR LA VÉRITÉ PAR LA LDVR

 AFFAIRE GÉRARD LARCHER–CHRISTINE HERZOG : LA PRESSE FRANÇAISE CONTACTÉE ET SOMMÉE DE RÉTABLIR LA VÉRITÉ PAR LA LDVR
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       Agnes vahramian - Directrice de France Info


La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines a  demandé ce jour, à la plupart des rédactions nationales et régionales de rétablir la chronologie exacte du dossier Christine Herzog–Norbert Chetail et de la saisine de la justice par le président du Sénat, Gérard Larcher.


Selon la LDVR, la version actuellement diffusée par une partie de la presse française présente la décision de Gérard Larcher de saisir le procureur de la République comme une initiative spontanée, sans rappeler les démarches judiciaires engagées auparavant par l’association ni l’information officiellement transmise au cabinet du président du Sénat. Or, les pièces réunies par la LDVR établissent une chronologie précise.


Le 16 juillet 2026, le Bureau du Sénat prononce contre la sénatrice de Moselle Christine Herzog une censure avec exclusion temporaire, à la suite des conclusions du Comité de déontologie parlementaire. Le lendemain, 17 juillet, cette sanction est rendue publique par le Sénat.


Le 21 juillet, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines dépose une plainte auprès du procureur de la République de Paris et transmet également le dossier au Parquet national financier. Christine Herzog et son compagnon, Norbert Chetail, y sont mis en cause au sujet, notamment, des conditions de fonctionnement du cabinet parlementaire de la sénatrice et de l’utilisation présumée de moyens publics.


Le même jour, la LDVR informe officiellement Gérard Larcher et son cabinet de l’existence de cette plainte et des démarches entreprises auprès des autorités judiciaires. Ce n’est que trois jours plus tard, le 24 juillet, que le président du Sénat décide à son tour de saisir la justice sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale.



Pourquoi l’article 40 n’a-t-il pas été déclenché plus tôt ?


Pour la LDVR, cette succession des faits soulève plusieurs interrogations auxquelles la couverture médiatique actuelle ne répond pas. Pourquoi le président du Sénat n’a-t-il pas saisi le procureur dès le 16 juillet, au moment où le Bureau du Sénat prononçait une sanction disciplinaire particulièrement lourde ?


Pourquoi cette démarche n’a-t-elle pas davantage été effectuée le 17 juillet, lors de la publication officielle de la décision ? À quelle date exacte Gérard Larcher a-t-il décidé de déclencher l’article 40 ? Et surtout, aurait-il saisi la justice si la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines ne lui avait pas préalablement transmis sa plainte et informé son cabinet des procédures déjà engagées auprès du parquet de Paris et du Parquet national financier ?


L’article 40 du Code de procédure pénale dispose que toute autorité constituée, tout officier public ou tout fonctionnaire qui acquiert, dans l’exercice de ses fonctions, la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en aviser sans délai le procureur de la République et de lui transmettre les renseignements et pièces utiles.


La LDVR estime donc que la date de la saisine, les circonstances dans lesquelles elle a été décidée et son lien éventuel avec la plainte transmise le 21 juillet constituent des informations essentielles à la compréhension du dossier.


Mediapart informé, mais une chronologie écartée


La Ligue affirme avoir directement exposé cette chronologie à Mediapart au cours d’un échange téléphonique.


Elle indique avoir expliqué au journal la date de sa plainte, la saisine du Parquet national financier, la transmission du dossier au procureur de Paris ainsi que l’information officielle adressée au cabinet de Gérard Larcher.


Pourtant, dans son article publié par la suite, Mediapart n’aurait pas mentionné que la démarche du président du Sénat était postérieure à la plainte de la LDVR et à l’information de son cabinet.


La Ligue demande désormais pour quelle raison ces éléments, qu’elle considère comme déterminants et matériellement vérifiables, n’ont pas été portés à la connaissance des lecteurs.« La liberté éditoriale ne saurait permettre de supprimer une donnée chronologique essentielle lorsque son omission modifie profondément la compréhension des faits », estime la LDVR.


Des médias officiellement alertés


La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines indique avoir contacté ce jour de nombreux médias nationaux et régionaux afin de leur demander de rectifier ou de compléter leurs publications.


L’association ne conteste pas aux rédactions le droit de choisir leur angle. Elle leur demande cependant de rappeler que la saisine de Gérard Larcher est intervenue après le dépôt de sa plainte et après la transmission officielle du dossier au président du Sénat.


Elle demande également à Gérard Larcher de préciser publiquement :


- la date à laquelle il a personnellement pris connaissance de la plainte de la LDVR ;

- la date à laquelle son cabinet a examiné les documents transmis ;

- le moment exact où la décision de saisir le procureur a été prise ;

- et les raisons pour lesquelles l’article 40 n’avait pas été activé dès la sanction du 16 juillet.


Pour la LDVR, il ne s’agit pas d’une querelle de reconnaissance entre institutions ou associations, mais du droit de la population française à disposer d’une information complète sur une affaire concernant le fonctionnement du Sénat et l’utilisation potentielle de moyens publics.


Les plaintes, courriers de transmission, preuves d’envoi et de réception ainsi que la décision officielle de sanction du Sénat ont été communiqués à Moselle TV afin de permettre à la rédaction de vérifier l’intégralité de cette chronologie.



Constance Bourgeois 
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

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