Violences sexuelles, harcèlement sexuel harcèlement moral, faits concernant des mineurs, racisme : plainte pénale contre Guillaume Pley

Violences sexuelles, harcèlement sexuel, harcèlement moral, faits concernant des mineurs, racisme : 
Plainte pénale contre Guillaume Pley

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GUILLAUME PLEY : 
LA LDVR NE DEMANDE PAS DES EXCUSES. 
ELLE DEMANDE DES COMPTES.



DES TÉMOIGNAGES GRAVES. DES FAITS QUI DOIVENT ÊTRE VÉRIFIÉS. UNE JUSTICE QUI DOIT DÉSORMAIS REGARDER LE DOSSIER EN FACE.


Paris, 9 août 2026

Bien sûr que Guillaume Pley reste présumé innocent tant qu'une décision de justice définitive n'a pas été prononcée pour une cour de justice, ceci étant dit, il faut maintenant arrêter de tourner autour du sujet. Ce qui est rapporté concernant l'univers professionnel de Guillaume Pley est suffisamment grave pour exiger autre chose qu'une bataille de communiqués, des réactions sur les réseaux sociaux ou quelques dénégations publiques. La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) a donc saisi le parquet de Paris.


Sa démarche est simple : elle veut que les faits soient établis. Tous les faits. Pas ceux qui arrangent, qui peuvent être relativisés, qui font le moins de bruit. Tous ! Les enquêtes journalistiques publiées ces dernières semaines font état de témoignages concernant notamment des comportements à caractère sexuel, du harcèlement, des pratiques managériales décrites comme humiliantes ou brutales. 


Il y a aurait également des éléments concernant des personnes qui auraient été mineures au moment de certains échanges. La LDVR ne se permet aucun jugement.  Mais nous refusons catégoriquement de considérer que de tels témoignages puissent être traités comme une simple polémique médiatique.



QUAND DES TÉMOIGNAGES S'ACCUMULENT, ON ENQUÊTE !


C'est précisément à cela que sert la justice, la LDVR ne demande pas au parquet de condamner Guillaume Pley, elle lui demande de vérifier les témoignages, les dates, les échanges, les messages, les éventuelles rencontres,  les témoignages des personnes présentes, les éventuels signalements effectués au sein des entreprises concernées, ce que certains savaient, depuis combien de temps ils le savaient. Car une question fondamentale se pose désormais : s'agit-il de comportements isolés, ou l'enquête permettra-t-elle de mettre au jour un fonctionnement plus large ? Cette question ne peut pas être tranchée sur Instagram sur X, dans une vidéo YouTube mais  par des investigations.


La puissance médiatique n'est pas une circonstance atténuante Guillaume Pley dispose d'une audience considérable et d'une influence importante dans le paysage médiatique.Très bien. Mais la République ne distribue pas les immunités en fonction du nombre d'abonnés. Une personne célèbre reste justiciable et lorsqu'une plainte est déposée à la suite de faits potentiellement pénalement répréhensibles, la notoriété de la personne mise en cause ne doit peser ni dans un sens ni dans l'autre.


La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines demande expressément que la question des personnes mineures soient traitées avec une rigueur absolue. Les éléments rapportés dans le magazine "Les Inrocks" dans son Artix de presse du 5 août 2026, concernant des échanges avec une personne qui aurait été mineure au moment des faits rendent indispensable une vérification précise.


Quel était exactement son âge ? Quelle était la date exacte des échanges ? Qui a initié les conversations ? Que contenaient réellement les messages ? Existe-t-il d'autres échanges ? Y a-t-il eu une rencontre ? D'autres personnes mineures ont-elles été concernées ? Des éléments numériques peuvent-ils encore être exploités ? Ce sont des questions concrètes. Elles appellent des réponses concrètes. Et lorsqu'il est question de mineurs, aucune complaisance ne peut être acceptable.



UNE ANCIENNE STAGIAIRE DÉCRIT UN CONTACT PHYSIQUE QU'ELLE N'AURAIT PAS CONSENTI

Une ancienne stagiaire affirme qu'en 2013, alors qu'elle avait 19 ans et travaillait chez NRJ, Guillaume Pley aurait posé sa main sur sa cuisse sans son consentement. La LDVR ne transforme pas ce témoignage en condamnation. Elle demande que cette femme puisse être entendue, que les circonstances soient établies, que les éventuels témoins soient recherchés et que les éléments permettant de confirmer ou d'infirmer son récit soient examinés. Par conséquent, la LDVR exige que la question soit posée.



ET SI LE PROBLÈME
ÉTAIT BIEN PLUS LARGE ?

Le dossier ne porte pas uniquement sur des faits à caractère sexuel. Les témoignages publiés décrivent également un environnement professionnel dans lequel certains anciens collaborateurs disent avoir été confrontés à des cris, des humiliations, des pressions ou des comportements particulièrement dégradants. Là encore, une question doit être posée. S'agit-il d'excès ponctuels ou d'un mode de fonctionnement ? Si des comportements ont été répétés, à l'encontre de plusieurs personnes, sur une longue période, leur accumulation change nécessairement la nature du dossier.


La LDVR demande donc que la justice recherche les éventuelles répétitions, les éventuels signalements, les personnes qui auraient été témoins des faits et celles qui auraient pu en avoir connaissance. Parce qu'un comportement grave n'est pas moins grave lorsqu'il se produit derrière la porte d'un bureau. Et parce qu'un lieu de travail n'est pas un territoire sans règles.


SEXISME, RACISME : 
LA BANALISATION
N'EST PAS UNE DÉFENSE !

Les éléments publiés dans la presse font également état de comportements ou de propos présentés comme sexistes ou racistes dans l'environnement professionnel de Legend. Certains témoignages évoquent notamment un tableau présenté sous le titre « Qui est le plus raciste ? ». Ces éléments doivent être vérifiés. Mais une chose est certaine : le mot « humour » ne suffit pas à effacer un fait. La provocation ne permet pas de tout justifier tandis que la culture du « trash » ne doit pas permettre de tout excuser.

Et la réussite commerciale ne transforme pas une humiliation en plaisanterie. Si les faits sont faux, qu'ils soient établis comme faux. S'ils sont vrais, qu'ils soient qualifiés comme ils doivent l'être. Dans les deux cas, la vérité mérite mieux que le silence. Par ailleurs, nous ne demandons pas une chasse à l'homme mais nous refusons catégoriquement le classement vers les tréfonds des oubliettes.


Il faut également être très clair. Une société démocratique ne protège pas seulement les puissants contre les accusations infondées. Elle protège également ceux qui prennent le risque de parler. C'est exactement pour cette raison, du reste, que nous demandons une enquête.


IL N'Y AURA PAS 
DE « PETITE AFFAIRE »

Nous refusons également l'idée selon laquelle certaines affaires devraient être considérées comme trop anciennes, trop médiatiques ou trop embarrassantes pour être examinées sérieusement. Une enquête judiciaire n'a pas à choisir ses sujets en fonction de leur popularité. Elle doit partir des faits, remonter les chronologies, identifier les personnes, rechercher les preuves, confronter les versions. Et elle doit aboutir à une conclusion juridiquement fondée. Voilà ce que La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines demande. Quoî qu'il en soit, à cette heure, Guillaume Pley reste présumé innocent.



Constance Bourgeois
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

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