Jean-Emmanuel Casalta: Suite aux révélations de Mediapart, la LDVR saisit le PNF

 

Jean-Emmanuel Casalta: Suite aux révélations de Mediapart, la LDVR saisit le PNF

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La Ligue de défense des valeurs républicaines (LDVR), premier réseau national d’associations de défense des droits en France, annonce le dépôt d’une plainte auprès du Parquet national financier au nom de ses treize associations fédérées, à la suite des révélations du journaliste Yunnes Abzouz publiées le 27 septembre 2026 par Mediapart concernant les frais professionnels du président-directeur général de Public Sénat, Jean-Emmanuel Casalta. Même si évidemment, il demeure présumé innocent. 


Après Mahasti Razavi, patronne multimillionnaire du cabinet d'avocats August Debouzy où officie notre ancien Premier Ministre Bernard Cazeneuve,.. dans un dossier, où cette avocate met en location un logement impropre à l'habitation, insalubre et dangereux de 7 mètres carrés pour l'occupant handicapé. Après la sénatrice Christine Herzog qui a fait l'objet de la plus lourde sanction jamais prononcé par le Sénat, Après une sanction CNEWS par l'ARCOM en février 2026 et un rappel aux règles déontologiques en septembre 2026 suite, là encore, à une procédure LDVR,  Aujourd'hui, c'est Jean-Emmanuel Casalta qui est poursuivi par l'organisation nationale.


Dans son enquête, Mediapart affirme que le dirigeant de la chaîne parlementaire aurait fait supporter à Public Sénat plusieurs dépenses dont le caractère strictement professionnel est contesté, notamment des déplacements vers la Corse, où il réside, ainsi que différents frais d’hébergement, de transport et de location de véhicules.


Selon le journal, Jean-Emmanuel Casalta aurait demandé, lors de sa prise de fonctions, que soient pris en charge ses trajets entre Paris et la Corse, une demande que le Sénat aurait refusée. Malgré cela, près de 11 827 euros de dépenses liées à des voyages en Corse auraient ensuite été imputés à Public Sénat depuis mai 2025. À cette heure, Monsieur Casalta demeure présumé innocent


L’enquête évoque également plusieurs séjours dans des établissements haut de gamme à Lausanne, La Rochelle, Lyon ou Aix-en-Provence, ainsi que des dépenses remboursées seulement postérieurement par le dirigeant lorsque leur caractère privé aurait été reconnu.


Pour la LDVR, la question dépasse largement celle du niveau des notes de frais. Public Sénat exerce en effet une mission de service public d’information et de formation des citoyens à la vie publique et bénéficie de financements provenant du Sénat. La fédération estime donc que toute utilisation éventuellement personnelle de fonds supportés par la chaîne doit faire l’objet d’un contrôle judiciaire indépendant.


Dans sa plainte, la LDVR demande au Parquet national financier de vérifier notamment la nature exacte des dépenses engagées, leur justification professionnelle, l’existence du refus initial du Sénat de prendre en charge certains trajets, les conditions dans lesquelles certains frais ont été remboursés ainsi que le fonctionnement des mécanismes internes de contrôle.


Les treize associations fédérées demandent également que soient examinées les alertes qui auraient été formulées en interne au sujet des dépenses du président de Public Sénat. La plainte vise notamment, sous réserve de l’appréciation du parquet et des investigations, la qualification de détournement de fonds au sens de l’article 432-15 du code pénal, subsidiairement celle d’abus de confiance, ainsi que toute autre infraction que l’enquête pourrait permettre de caractériser.


« Lorsqu’il s’agit d’une institution investie d’une mission de service public et financée par des ressources affectées par le Sénat, il ne peut exister aucune zone grise sur l’utilisation de l’argent. La justice doit pouvoir vérifier, pièce par pièce, ce qui relevait réellement de l’intérêt de Public Sénat et ce qui n’en relevait pas », estime la présidence fédérale de la LDVR.


Pour la Ligue de défense des valeurs républicaines, ce dépôt de plainte s’inscrit dans sa ligne constante : privilégier les voies juridiques, judiciaires et institutionnelles lorsqu’elle estime que le fonctionnement normal d’une institution publique ou d’un organisme investi d’une mission de service public est susceptible d’être mis en cause. Après le Préfet de Vendée, le Maire de L'île d'Yeu et sa prédécesseure, après Robert Ménard Ménard et Pierre-Jean Chalençon, c'est au tour de Jean-Emmanuel Casalta qui fait les frais d'une procédure des 13 associations fédérées "La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines ".


La LDVR précise que Monsieur Casalta demeure éligible à la présomption d'innocence et il ne lui appartient pas de se prononcer sur la culpabilité de ce monsieur laquelle relève exclusivement de l’autorité judiciaire, toutefois, le premier réseau national d'associations de défense des droits en France, La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines considère que les éléments rendus publics sont suffisamment précis et sérieux pour justifier l’ouverture de vérifications par le Parquet national financier.



Constance Bourgeois
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines. 

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