La LDVR Le maillon judiciaire qui manquait ?

 Pour qui se prend la LDVR pour jouer la justicière dans tout le pays ?

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C’est une question qui pourrait finir par agacer autant qu’elle intrigue : pour qui se prend exactement la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines pour multiplier les plaintes, les signalements, les saisines administratives et les procédures judiciaires à travers tout le pays ? Pour le premier réseau national d'associations fédérées de défense des droits en France qui vit sans argent public ni subventions et qui est le maillon qui manquait à la chaîne démocratique française.



La presse enquête. Elle révèle. Elle documente. Elle expose parfois des faits d’une extrême gravité. Les institutions contrôlent. Les administrations instruisent. Les magistrats jugent. Les avocats défendent. Mais entre la révélation publique d’un scandale et sa traduction éventuelle devant une autorité judiciaire ou administrative, auparavant un vide. Désormais il est comblé par l'organisation fédérale LDVR.


Avec son réseau national de treize associations fédérées, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines revendique une fonction particulière : transformer une information publique en initiative procédurale, une démarche judiciaire. Autrement dit, elle refuse de laisser mourir une révélation de presse avec la dernière ligne d’un article rédigé par un journaliste qui a fait son travail du mieux possible.



La LDVR
Le dernier maillon judiciaire qui manquait


Pendant longtemps, une enquête journalistique pouvait provoquer quelques jours d’indignation, quelques réactions politiques, une succession de commentaires sur les plateaux de télévision, puis disparaître progressivement de l’espace public sans qu’aucune organisation structurée ne se saisisse nécessairement de la question judiciaire. La LDVR dissout de fait cette mécanique. 


Elle devient le seul réseau capable de lire, analyser, qualifier juridiquement et, lorsque cela paraît nécessaire, saisir les autorités compétentes sans regarder le statut du justiciable ou de la puissance de la partie adverse. Selon Michael Bastien, le Président fondateur, quand on ne doit rien à personne, one ne craint absolument rien de qui que ce soit ! Désormais le temps des puissances protégées est révolu. Et chacun d'entre eux rendra des comptes à la justice française de gré ou de force. 


La LDVR
L'allié précieux de la presse française 


La LDVR est de fait l'allié précieux de la presse. Sérieuse, loyale, disponible, pédagogique, affable. La LDVR traite la presse honnête avec les plus grands égards. Jonathan Vaucher, journaliste à MoselleTV, demeure l'étendard et le symbole de l'efficacité du journalisme de région, salué fréquemment mes articles, je le reconnais. Mais Le journaliste Alexandra Simard du groupe EBRA n'est pas en reste. Des rédactions toujours impeccables et professionnelles. 


Et nous embrassons également la journaliste Manon Aublanc du Parisien toujours à la pointe de l'actualité. Que le journaliste Guillaume Robelet de Ouest France à Saint Gilles Croix de Vie ne s'inquiète pas, nous ne l'oublions pas ! Pas plus que Maud Mathias de libération. Ainsi, grâce à tous ces journalistes de terrain, grâce à son intervention, grâce aux parquets, grâce à notre système judiciaire, une symphonie judiciaire de joué et chacun joue sa partition et participe à l'effectivité de l'État de droit.


La presse révèle. Le réseau LDVR alerte. Les avocats argumentent. Les procureurs poursuivent lorsqu’ils l’estiment juridiquement fondé. Les juges tranchent. Les autorités administratives contrôlent et sanctionnent dans leurs domaines de compétence. Aucun instrument ne doit prétendre jouer seul dans un orchestre silencieux .Mais encore faut-il que personne ne manque à l’appel. La LDVR considère précisément qu’il manquait un instrument dans cet orchestre : un réseau national suffisamment structuré pour transformer certaines révélations publiques en saisines concrètes.



Treize associations dans les plus grandes villes de France 


Ce positionnement prend une dimension différente depuis que la LDVR s’appuie sur treize associations fédérées. Ce n’est donc plus seulement l’initiative ponctuelle d’une structure parisienne ou d’un collectif circonstanciel. La stratégie revendiquée est nationale. Lorsqu’un dossier apparaît à Amiens, Tours, Paris, Nice, Marseille, Dijon ou ailleurs, la logique demeure identique : vérifier les faits disponibles, identifier l’autorité compétente et utiliser les voies prévues par le droit.


C’est une conception particulière de l’action associative. Pas de manifestation. Pas de blocage. Pas de rapport de force dans la rue. La LDVR préfère les plaintes, les recours, les signalements, les saisines et les procédures administratives. Sa rue, c’est le Code. Son mégaphone, c’est la procédure. Son terrain de confrontation, ce sont les institutions. Mais pour qui se prend-elle ? Pour le dernier maillon qui manquait à la chaîne judiciaire française. Qui peut se vanter de pouvoir occuper une telle place dans le pays mise à part la LDVR ? 


Constance Bourgeois 
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

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