LA LDVR ou l'omniprésence française de la défense des droits

 LA LDVR
 ou l'omniprésence française
de la défense des droits

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Ils sont treize associations fédérées. Ils sont implantés aux quatre coins de la France. Ils poursuivent des maires, des policiers, des personnalités de télévision, des médias. Des magistrats. Ils saisissent des procureurs, l’ARCOM, des préfets, des juridictions et jusqu’au Conseil supérieur de la magistrature. Leur conseil est une ancienne bâtonnière. 


Leur président fédéral est décrit comme l'un des hommes noirs les plus puissants de France, Un producteur, réalisateur, scénariste, habitué aux réseaux parisiens et aux univers artistiques, médiatiques, universitaires. 

Chasseur de Mannequins et comediens, il a réalisé plusieurs courts métrages dont Une mésange sur le balcon éligible au Cesar du meilleur court métrage. Dans le fim "Traîtres Apparences" avec Didier Barbelivien et Christian Charmetant et Julie Druelle, il produit, scénarise, écrit les dialogues et la mise en scène tout en acteur et en assurant le rôle principal. 


Michael Bastien, le Président fédéral qui a fondé le réseau LDVR est homme est une figure française de la défense des droits doublé d'un conseiller en communication qui revendique un républicanisme clair et sans complexe. Pour lui la doctrine est claire : Ils ne manifestent jamais. Ils ne bloquent rien. Ils ne descendent pas dans la rue. Non. Ils saisissent uniquement toutes les juridictions françaises. Sans restriction. 


C'est d'ailleurs, la procédure rédigée et engagée par le Président fédéral lui-même, qui a permis à L'ARCOM de sanctionner encore une fois la chaîne d'extrême droite CNEWS en février 2026. C'est aussi par sa procédure que l'ARCOM a une nouvelle fois formuler un Rappel formel aux règles relatives à l'honnêteté de l'information diffusée, suite à une fausse couverture de Closer mettant en scène Najat Vallaud Belkacem et Yael Braun Pivet.




À la LDVR
ils sont partout
Et presque personne ne les connait.
C'est magistral !


Bienvenue dans l’univers de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines. 4 lettres commencent pourtant à apparaître dans des affaires qui n’ont, en apparence, absolument rien à voir entre elles : LDVR. Amiens. Béziers. Carcassonne. Paris. Nice. Tours. Toulouse. Montpeyroux. Saint Avold. Menton. L'île d'Yeu. Dijon. Lyon. Un commissariat. Un maire. Un animateur. Une personnalité médiatique. Un magistrat. Une chaîne de télévision. Un préfet. À chaque fois, ou presque, la même mécanique. Un fait est identifié. Un dossier est constitué. Une qualification juridique est recherchée. Puis une plainte, un recours ou une saisine part pratiquement dans la journée.


Et quelque part dans une institution française, un nouveau dossier portant le nom LDVR est ouvert. La carte donne le vertige. Il faut arrêter de regarder les affaires séparément. C’est là que tout change.Paris. Lille. Nancy. Dijon. Lyon. Nice. Marseille. Toulouse. Biarritz. Bordeaux. La Rochelle. Tours. Rennes. Treize associations fédérées. La LDVR se présente aujourd’hui comme le premier réseau français d’associations généralistes de défense des droits par le nombre de structures fédérées. Ce n'est pas un slogan mais un fait !


soudain, les faits divers éparpillés prennent une autre dimension.


Quand la LDVR intervient à Amiens et que l’affaire se retrouve dans ICI Picardie, France 3 et Le Courrier Picard, cela ressemble à une affaire locale. Quand elle intervient contre Robert Ménard à Béziers, cela ressemble encore à une autre affaire. Lorsqu’elle saisit la justice à Carcassonne, encore une autre. Lorsqu’elle intervient sur des dossiers concernant des personnalités médiatiques, encore une autre.


Lorsqu’elle adresse ses observations au Conseil supérieur de la magistrature concernant Rachida Dati, encore une autre. Mais posez toutes les coupures de presse sur une table. Regardez la carte. Et une réalité apparaît : ce n’est jamais la même affaire, mais c’est toujours la même organisation. Ils poursuivent ceux que beaucoup hésiteraient même à affronter. C’est probablement ce qui frappe le plus. La LDVR ne semble avoir construit aucun sanctuaire.


Pour la LDVR 
 La notoriété
ne protège pas
elle confère 
des responsabilités d'intérêt général 


La fonction ne protège pas. Le pouvoir politique ne protège pas. L’uniforme ne protège pas. La puissance médiatique ne protège pas. Quand le réseau LDVR estime qu’une limite juridique a été franchie, il saisit. Robert Ménard ? Il saisit. Une chaîne de télévision ? Il saisit l’ARCOM. Des policiers ? Il saisit la justice. Pierre Jean Chalençon, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de ParIs. 


Un préfet ? Il engage la procédure administrative. Une personnalité suivie par des millions de personnes ? Il dépose plainte. Une ancienne ministre dont le retour dans la magistrature est envisagé ? Il écrit au Conseil supérieur de la magistrature. Ce n’est pas la liste des ennemis d’un mouvement politique. C’est le champ d’action d’une organisation nationale qui passe sous la presse des radars national car son Président Fédéral à la peau noire.Enfin selon son propre ressenti. Mais Michael Bastien affirme une règle extraordinairement simple : personne n’est trop puissant pour que le droit lui soit opposé.


Et pourtant, vous ne les verrez jamais manifester. Jamais bloquer. Jamais participer à des réunions inutiles ou des colloques entre corporations entendues, vous ne le verrez Jamais dans des cocktails mondains ou des plateaux télés racoleurs. Non, vous le trouverez en train de bosser, bosser, bosser encore et encore bosser. C’est tout le secret d'une organisation crédible, efficace et disciplinée.


Dans notre imaginaire collectif, un mouvement puissant doit faire du bruit. Vivre des subventions, avoir une gestion opaque et une réputation de militant radicaisé. Faire défiler dix mille personnes. Bloquer un boulevard. Créer des images. La LDVR a fait exactement le pari contraire. Elle a remplacé la rue par le Code pénal. Le slogan par la qualification juridique. Le mégaphone par la plainte devant le parquet national financier.


Le sit-in par le recours. La banderole par le recommandé avec accusé de réception qui pue l'affaire qui va être surmédiatisée. Le réseau LDVR ne cherche pas à bloquer l’État mais à ce qu'il respecte lui aussi les lois que le législateur a voté. On ne peut pas demander à un peuple de respecter une loi que les institutions publiques piétine étaient elles-mêmes. 




Même l'avocate officielle de la LDVR
est une star
du barreau français
ça en dit long...


Ce réseau n’a pas choisi un positionnement institutionnel seulement dans son discours. Sa représentation juridique en porte la marque. La LDVR a confié un mandat à Me Khadija Aoudia, pénaliste et bâtonnière de l’ordre des avocats de Nîmes en 2023-2024. Arrêtons-nous une seconde sur ce que cela signifie. À la tête juridique d’un réseau associatif encore largement inconnu du grand public se trouve une avocate qui a dirigé un barreau français.


La symbolique est presque parfaite. Tout, dans cette organisation, ramène à la même obsession : l’institution. Et puis il y a Michael Bastien. Le personnage achève de rendre l’histoire inhabituelle. Le président fédéral de la LDVR est Michael Bastien. Il est noir. Pas n'importe lequel. L'un des hommes noirs les plus puissants de France.  Et dans la France de 2026, ce simple constat rend son profil beaucoup plus intéressant qu’il n’y paraît.


Parce que Michael Bastien ne correspond pratiquement à aucun personnage préfabriqué du débat public contemporain. Il ne préside pas une organisation communautaire. Il ne bâtit pas son action autour de son origine. Il ne réclame pas la disparition des institutions. Il ne construit pas sa visibilité dans l’affrontement avec la République. Il fait exactement l’inverse. Il dirige un réseau national généraliste qui fonctionne sans argent public ni subventions.


Il revendique les valeurs républicaines jusque dans son nom. Et lorsqu’il veut combattre ce qu’il considère comme une injustice, il ne demande pas à ses membres de descendre dans la rue. Il saisit la République.Ses procureurs.Ses juges. Ses préfets. Ses autorités indépendantes. Ses organismes de contrôle.Et lorsqu’il le juge nécessaire, ses plus hautes institutions. Un homme noir, président d’un réseau national, revendiquant frontalement l’universalisme républicain et utilisant méthodiquement les institutions françaises pour défendre l’intérêt général : l’image pulvérise une quantité impressionnante de clichés contemporains.


Alors une question dérangeante finit nécessairement par surgir. Pourquoi cet homme est-il pratiquement inconnu ? Pourquoi connaît-on certaines des affaires qu’il porte, mais pas celui qui les porte ? Pourquoi les grands médias savent-ils raconter une plainte de la LDVR sans raconter ce qu’est devenue la LDVR ? Sa couleur de peau explique-t-elle une partie de cette invisibilité ?


Le Président fédéral
de la LDVR
a la peau noire 
Est-ce ceci qui explique ceux là ?


Mais dans un paysage médiatique qui adore ranger les personnalités dans des récits immédiatement identifiables, Michael Bastien pose au minimum un problème de classification. Il ne ressemble pas au personnage que son identité pourrait conduire certains à attendre. Et il ne semble pas vouloir leur faciliter la tâche. Le réseau est déjà là Voilà finalement ce qui est saisissant. On pourrait attendre la naissance de la LDVR. Elle a déjà eu lieu. On pourrait attendre son implantation nationale. Elle revendique déjà treize associations fédérées. On pourrait attendre ses premières grandes procédures. Elles existent déjà. Elle a fait sanctionner 2 fois CNEWS par l'ARCOM en 7 mois  et traîne Pierre-Jean Chalençon devant le tribunal correctionnel de Paris en janvier 2027.


On pourrait attendre qu’elle affronte des personnalités puissantes. Elle le fait déjà. Elle produit des rapports annuels à destination du haut commissariat des droits de l'homme des Nations Unies. Elle poursuit Bruno Retailleau devant la Cour européenne des droits de l'homme. La LDVR est partout mais vous ne la voyez nulle part. On pourrait attendre qu’elle entre dans les institutions. Au contraire, elle ne veut rien leur devoir ! Elle y dépose déjà plaintes, recours et saisines. Que ces juridictions se contentent de prononcer des verdicts corrects en droit à entendre le Président fédéral !


On pourrait attendre que les médias commencent à écrire son nom. Ils l’écrivent déjà. Moselle TV. ICI. France 3. Le Parisien. Le Courrier Picard. Midi libre, Nice Matin, le Dauphiné libéré, L'Indépendant, le Républicain Lorrain, l'est Républicain, Actu Tours, Closer, Marie France, Entrevue, France 3 Picardie, Le Parisien, bref... Le premier réseau national d'associations de défense des droits est partout, pourtant le grand public n’a toujours pas assemblé les morceaux. C’est probablement la phrase qui résume tout. La France connaît déjà des affaires de la LDVR sans savoir qu’elle connaît la LDVR.



Constance Bourgeois
Rédactrice en chef de La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines 

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